vendredi 6 avril 2012

2012

Tout a changé.
Maman est morte. Boni a 4 ans. On a un chalet. Je n'écris plus mon blog. Un blog, c'est presque out. Ça fait tellement 2002. En même temps... j'ai peut-être le goût d'y revenir.

Z.

jeudi 25 juin 2009

Quand ça fait tellement trop longtemps qu'on ne sait même plus comment écrire.

Ouaip, ça fait longtemps.

Je préfère lire le blogue de ma blonde que d'écrire le mien. Elle écrit mieux, elle écrit plus souvent, elle vit des choses qui ressemblent à mes péripéties quotidiennes, elle me donne le goût d'écrire, mais je ne m'y résous jamais.

Alors voilà, aujourd'hui, oui.

Mon petit Bonichon d'amour est à la fois une boule de miel et une boule de fiel. Il est hardi, fier, rigolo, ricaneux, imitateur, enjoué et jacasseux. Mais il est gâté, un peu téteux, très paresseux et préfère chigner au lieu d'apprendre des mots qui le serviraient bien.

Dans la prochaine année, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, on passe à l'adoption. Presque sans doute. Ça me rend toute folle et je me sens comme à la fin d'une année scolaire : le temps ne peut plus passer assez vite. J'ai hâte que ce soit fait. Done. Bonichon à nous, avec un passé qu'on ne cachera jamais, mais aussi avec un présent et un futur tellement cools que c'est pas disable.

On est en ville maintenant.

On a des constructions autour du bloc, sur le bloc, dans le bloc, tous les jours. On espère que ce sera terminé avant les semaines de la construction, mais dans le fond, on sait bien que non, qu'on va être en suspend pendant deux semaines et qu'il va encore y avoir à faire à la fin de juillet. On braille.

On a un Cirque aussi, qui chante et qui bouge cinq soirs par semaine. On a connu un seul soir pour l'instant. Après quelques fois, je vais bien me résigner à participer à la fête au lieu de chiâler contre le manque de stationnement et les rues (MA rue) fermées.

Malgré tout, on est vachement bien au petit condo dans la prairie. On se la coule douce dans un divan Natuzzi. On fait nos fraîches, on boit de la sangria à la canneberge toute prête de l'épicerie, on marche et on a chaud.

Z.

lundi 21 avril 2008

Arsène, Côme ou Calixte

Ce n'est pas une blague. Les noms mis dans mon titre, je les aime. Pensez ce que vous voulez. Après mon Pamphile adoré (mais détesté de tous), je récidive avec ma M-Chue, et suis tombée en amour avec ces nouveaux prénoms.

Nous verrons vraisemblablement notre deuxième fils cette semaine, jeudi ou vendredi, ou la semaine prochaine. Quand son arrivée approche, on a envie de faire plaisir à ce petit et de le gâter. On a aussi envie de lui donner un prénom que sa mère bio n'a pas choisi. Comme la première fois, le nom que porte déjà Bonichon n'est pas si mal. Il est agréable à l'oreille, mais commun. Et si vous êtes perspicaces, vous aurez compris que j'aime les prénoms originaux.

Francophones, first. Et peu communs. Je suis loin de vouloir lui donner un nom de l'antiquité grecque ou de proposer un nom d'objet comme pelle mécanique. Non, je veux un prénom qui existe, mais qui est peu porté, si possible. Je ne m'identifie plus aux noms chéris, mais snobs, pour lesquels j'optais quand j'étais plus jeune comme Charles ou Alexandre. Je nage plutôt en duo avec ma blonde entre les Joseph, les Élie, les Pamphile et les Calixte. Oui, ça ressemble à câliss...

Pour les filles, il y a encore Josephe, avec un e. Il y a Thérèse que personne n'aime. Il y en a d'autres.

Bonichon pourrait avoir les cheveux foncés. Si c'est le cas, je ne vois qu'un Joseph. Les autres sont blonds ou châtains. S'il est très roux, je repenserai à mon affaire.

Z.

mercredi 2 avril 2008

Cherchez dans votre petite monnaie

Je n'ai plus de sous. De cents. De huards. De voiliers et de caribous. J'en cherche chaque jour. Ils se "perdent" tous dans les parcos de l'hôpital St-François-D'Assise où dort ma maman depuis trois semaines. J'ai manqué deux jours, ceux, au début, où elle m'a dit de ne pas y aller. Ça fait beaucoup d'ours polaires... mais les stationnements gratuits ne durent qu'une heure et j'ai besoin de plus que ça pour dire bonjour à ma mère, pour l'embrasser, pour lui masser les jambes, les pieds et les mains, pour faire le ménage de sa chambre, pour aérer son lit, pour prendre un sucre à la crème de ma tante Marie et pour regarder ce qui se cache sous le couvercle du plateau de bouffe qui arrive vers 12h15. Ça me prend plus qu'une heure pour la réconforter de ce qui lui arrive, pour lui dire que je l'aime et pour entendre que je suis belle. De son lit, elle me voit d'un autre oeil. Au début, je me disais : "C'est la morphine.", mais là, je sais que c'est seulement "ma maman" et que, avant, elle me regardait peut-être sans m'apercevoir, mais qu'elle me voit toute entière maintenant.

Elle récupère (lentement) d'une opération qui a été doublée d'une autre la semaine d'après. Aujourd'hui, elle pleurait. Elle avait essayé de marcher seule le matin et ça n'avait pas été un succès. Je lui ai dit qu'elle avait marché pour la première fois hier, trois fois peut-être, mais accompagnée et que, je le lui ai répété, que c'était sa première fois depuis dix jours au moins! Elle était tellement découragée. Je l'ai prise dans mes bras, le manteau encore sur le dos, dans sa chambre pour une fois ensoleillée.

C'est dur.

La BM
Ma tête est encore enceinte. On s'est remise sur la liste de la Banque Mixte et, le jour même, on nous a présenté, sur papier, un nouveau poupon à accueillir. Je pense déjà à son arrivée même si je sais que le projet peut avorter si un des parents réagit violemment quand on lui apprendra que son bébé viendrait vivre dans une famille homoparentale. On a dit à notre TS qu'on se retirerait du dossier si ça arrivait, mais, même si je sais que c'est la bonne décision, j'ai de plus en plus envie de voir ce Bonnichon et de l'élever avec ma M-Chue dorée.

Z.

jeudi 21 février 2008

Où ça va pas si mal

Considérant que je n'ai plus de fils. Considérant que je suis fuckée. Considérant que je ne sais plus ce que je veux. Considérant que c'est une chance que je n'aie pas encore agi sur mes multiples coups de tête. Considérant que ma blonde est dans le même état que moi. Considérant que je dois dealer avec mon deuil et celui des gens autour de moi. Considérant que je minimise toujours les épreuves que je dois endurer. Considérant que ma vie a changé en moins de trois heures, le 18 janvier 2008. Considérant que même mon corps ne comprend pas ce qui se passe. Considérant que je veux, en même temps, un condo de rêve, ma maison actuelle, un enfant ou deux, une femme pleine d'énergie, une vie sans enfant, des trente ans réussis pour elle et pour moi ainsi qu'une auto neuve. Considérant que j'ai vachement le goût de tout refaire au Château des Eaux-Claires.

Considérant tout ça, je vais bien.

But I'm fucked up.

Dans les faits, je ne suis peut-être pas prête à déménager, même si l'appel du condo de luxe est tentant. Je ne suis pas en état d'entendre un enfant pleurer si ce n'est pas V. J'ai envie de passer l'été sur ma terrasse et de travailler pour rendre le Château encore plus beau. Je crois qu'il ne serait pas sage de laisser un couple intéressé à la maison venir la visiter.

Ma tête est une partie de Boggle.

Z.

samedi 19 janvier 2008

Départ rapide

Bébé Poumier est parti.

Je ne raconterai pas tous les détails sauf qu'une juge (peut-être un peu moins saine d'esprit que d'autres) a décidé d'y aller avec la famille... biologique et de donner la garde (immédiate) de Bébé Poumier à son père. Le jugement est sorti hier.

15h M-Chue reçoit un appel du centre jeunesse. La TS de Bébé Poumier ne travaille pas le vendredi, c'est donc la chef de service (un peu paniquée) qui nous annonce que Bébé Poumier va chez son père. Ce soir. Le père est en route.

18h04 Départ de Bébé Poumier, en taxi, accompagné d'un éducateur qu'il connaît.

M-Chue et moi redevenons un couple célibataire. C'est maintenant le temps des questionnements sur la parentalité : recommencerons-nous? Encore avec le banque mixte? Naturellement? L'adoption internationale nous est toujours interdite. De toute façon, la première question est la plus importante : recommencerons-nous, tout court?

Pour l'instant, la réponse est non. Pour l'instant. Mais la décision ne se prendra pas en deux jours (bizarrement, parce que c'est plutôt notre méthode habituellement, penser vite, décider vite).

Z.

jeudi 20 décembre 2007

Le temps a passé

Beaucoup de temps a passé, en effet, depuis que je suis venue ici, raconter des choses. Des choses.

Bébé Poumier est encore à la maison... mais pour combien de temps? Personne ne le sait.

Dans l'histoire, il y a nous, il y a le papa, le maman, la tante et les cousins. Les grands-parents paternels aussi, mais ils ne se sont pas encore pointés. Le papa veut ravoir son fils pour le shipper chez sa soeur pendant un an en attendant qu'il soit prêt à s'occuper de lui. Depuis un mois, il voit Bébé Poumier une fois par semaine, sans faute, et il vient accompagné de sa soeur, la tante. La tante a vu Bébé Poumier deux fois, 30 minutes. La mère ne se manifeste plus.

Le 8 janvier, nous allons en cour. Pas vraiment nous, mais le dossier de Bébé Poumier. La juge a bien des options.

- Dire fuck off au père et ajouter : "Cet enfant doit vivre chez les lesbiennes cools!" (Un rêve.)
- Demander l'évaluation complète du père pour envoyer Bébé Poumier directement chez lui (et pour de bon) s'il réussit cette évaluation au bout de six mois.
- Demander simultanément l'évaluation complète du père et l'évaluation moins complète de la tante qui pourrait devenir fammille d'accueil spécifique et ainsi avoir Bébé Poumier chez elle et permettre les contacts avec le père.
- Puisque le père veut reprendre son fils dans un an seulement, la juge pourrait aussi demander le placement de Bébé Poumier chez nous pendant un an pendant l'évaluation du père (situation que je ne veux pas vraiment vivre, merci).

Et la mère, ben je sais pas quel poids elle a maintenant qu'elle a spécifié qu'elle pensait que Bébé Poumier était bien ici, qu'elle trouvait ça trop difficile de le revoir, qu'elle préférait avoir des photos et des nouvelles sur papier. Est-ce qu'elle peut demander que Bébé Poumier reste à Québec puisqu'elle y habite alors que le père qui en veut la garde est dans une autre ville?

Et au Château des Eaux-Claires, c'est pas rose. Le stress des mamans se fait ressentir. Bébé Poumier devient nerveux. Les contacts paternels ne sont pas de tout repos et causent bien des désagréments à Bébé Poumier quand il revient à la maison : nausée, cris, panique, sommeil dérangé...

On survit, cela dit.

Z.

samedi 22 septembre 2007

V.

Notre petit V. est fantastique. C'est un bébé digne d'être un Poumier. Il est dans la lune des fois comme sa maman M-Chue, il aime l'eau comme sa maman Zanzie, il est fort et a le désir de marcher avant 10 mois comme son cousin Jacob et il parle beaucoup comme sa cousine Marine.

C'est un bébé de matin. Le soir, il est toujours plus maussade. Je lui dis : "Pleure un peu, c'est correct, il reste juste une heure avant que tu retournes au lit." C'est un bébé couche-tôt. C'est pas nous qui avons décidé de l'horaire, c'est lui. Vers 18h, le bain, vers 19h, il est au lit. Des fois, c'est encore plus tôt. Mais il semble avoir pris une belle habitude et s'en tenir à cet horaire.

Les soirées d'hiver seront remplies de séries américaines et de reality shows, on va avoir le temps. On va même avoir le temps d'écouter des émissions qui commencent vraiment tôt, comme Virginie (NOT).

Son entourage l'apprécie, V. Il est facile pas mal avec tout le monde et, oui, je réalise la chance que j'ai.

Z.

Les deux chaises vertes

Dans ma maison d'enfance, d'une enfance qui a duré 22 ans, il y avait une pièce au rez-de-chaussée qu'on appelait "le bureau". Il a avait été construit et décoré dans ce sens, le sens d'être un bureau. Un bureau des années 70. Beaucoup de bois, des armoires et des bibliothèques fixées au mur, un énorme bureau et seulement quelques tiroirs, un tapis de chaise en plastique, une ou deux crédences, un coffre-fort et quelques bouteilles de boisson oubliées dans ce qu'on pensait être un bar pour les clients importants de mon père.

Cette pièce devait appartenir à mon père, mais il n'y a que ma mère qui disait souvent "le bureau de ton père". Mon père ne recevait que très (très) rarement des clients à la maison. Nous, les enfants, on disait plutôt "le bureau" tout court puisqu'on se l'appropriait assez souvent. On y allait pour jouer, pour voir papa dicter, pour recevoir des amis en paix, pour écrire sur le clavier du premier ordinateur de la maison (qui a tôt fait de prendre sa place au sous-sol, dans la salle des enfants, parce que mon père n'en avait rien à crisser d'un ordi dans "son" bureau), pour voir revenir nos parents d'un voyage (le bureau offrait la meilleure vue sur la rue d'en avant et sur l'entrée), pour faire un appel personnel.

La pièce était la seule de la maison qui avait un thème dans la déco. Le genre pub irlandais, mais sérieux en même temps. Des rideaux carreautés brun et vert, des tissu épais pour ces rideaux et pour le recouvrement des meubles, du bois, comme je l'ai dit, de la boisson, comme je l'ai dit. C'était chaleureux et assez poussiéreux même quand ce ne l'était pas.

Cette nuit, j'ai rêvé de cette pièce. J'ai surtout rêvé des deux chaises vertes qui faisaient face à la grande chaise du boss, blanc crème/gris, de l'autre côté du bureau. Des chaises de leur époque, 1976. Pas confortables, mais pratique quand même, avec leur tissu rugueux. On les prenait souvent quand on avait trop de monde à table. C'est souvent ma mère qui s'assoyait dessus, et ça lui mettait le cul plus bas que les autres. Dans le rêve, je classais les bijoux de ma mère avant qu'elle ne meurt et je voulais reprendre les chaises. Elles n'étaient pas exactement comme les originales, mais le feeling était là.

Je sais que les chaises ont peut-être disparues. Ma mère ne les a pas prises avec elle lors du déménagement. Personne ne les a choisies. Je suis tannée de regretter les meubles de mon enfance que nous avons laissés à la maison avant de vendre. Je ne suis plus capable de me dire : "J'aurais donc dû les prendre..." J'aimerais ne plus y penser. D'un autre côté, ça fait du bien de revoir le bureau en rêve parce qu'en réalité, je me souviens mal des détails de ma maison, comme des traits de mon père.

Z.

dimanche 15 juillet 2007

J'accouche

Pour répondre à Danaee, oui, tu dois comprendre que Bébé Poumier arrive chez nous pour de bon le 19 juillet. Pour de bon veut dire "jusqu'en novembre assurément". Ensuite, on devra attendre le verdict d'un deuxième jugement de la cour.

Pour inclure maintenant mes autres lecteurs, la nouvelle est simple : la banque mixte a porté fruit. M-Chue et moi étions enceintes depuis 10 mois déjà. Nous attendions cet enfant, mais surtout les appels répétés et nombreux de notre Centre Jeunesse depuis le 19 septembre 2006.

Nous avons appris que Bébé Poumier existait le 12 juin (la veille de ma fête). Le bébé s'est pointé la tête le 10 juillet (rencontre d'une heure avec lui dans sa FA). Mais puisque ses oreilles sont un peu larges, il tarde à sortir complètement de sa famille d'accueil. Nous avons vu son buste le 12 juillet (il a visité notre/sa maison pendant quelques heures) et nous aurons le plaisir de toucher son tronc dès demain, lundi, et ce, jusqu'à mardi matin (il fera dodo ici)! Enfin, jeudi, le 19 juillet, il sera en notre compagnie, 10 mois pile après notre inscription en banque mixte.

Nous avons été chanceuses, notre dossier a avancé rapidement, ce n'est pas un cas habituel, nous étions inscrite dans une autre banque, en adoption régulière, depuis 2004, ce qui nous a permis de faire un bon devant les autres. L'attente normale en BM est de deux ans et demi.

C'est donc une nouvelle sorte d'attente qui commence. Remplie d'espoir, puisque nous savons que nous chérirons et aimerons rapidement ce petit garçon de cinq mois, qui en aura neuf lors du prochain jugement/placement.

Je dis Yay! quand même.

Je serai mère d'accueil dans moins d'une semaine.

La maison regorge maintenant de poussette, de banc d'auto, de chaise haute, de linge couvert de lapin, de jouet aux couleurs primaires. Bientôt, ça sentira le lait caillé et les couches bien pleines.

Ça fera changement de l'odeur de chien fatigué qui suit Auguste partout

Z.

mardi 26 juin 2007

Tagguée? C'est normal, je cours pas vite.

Tellement pas vite depuis que j'ai un ménisque déchiré ET le dos barré. C'est fantastique. Danaée, je le fais pour toi, et c'est ben juste parce que t'es en chimio, tu ne sais plus ce que tu fais. :) Comme me tagguer.

Réglement : Chaque personne décrit sept choses à propos d’elle-même. Ceux qui ont été «taggués» doivent écrire sur leurs blogues ces sept choses ainsi que ce règlement. (Jusque-là, ça va.) Ensuite, vous devez tagguer sept autres personnes et les énumérer sur votre blogue. Après, vous devez laisser un message aux 7 blogueurs pour les prévenir qu'ils ont été taggués en leur indiquant : « C’est toi le chat ! » (Non, vraiment, j'ai pas d'amis. Je vais me contenter de tagguer ma blonde, je vous avertis. Il y aurait eu Tête de Linotte, mais il est silencieux depuis décembre, je pense pas que la tag le ramènera au blogue.)

Et de un
J'ai fait beaucoup de choses dans ma vie, je ne sais toujours pas ce que j'aime le mieux. Il y a eu les lettres, les comm, la création, l'édition, la radio, la garde d'enfants, la cuisine, la masso, la correction et toujours l'intérêt n'est pas resté. C'est triste, mais j'assume et je regrette aussi.

Et de deux
J'exagère. Toujours.

Et de trois
J'aime mieux le frais que le chaud. Depuis que je suis sur l'ordinateur ce matin, la température a augmenté de deux degrés dans la maison et je panique un peu.

Et de quatre
Je suis bisexuelle. Comme dans "être capable d'aimer les deux sexes". Pas en même temps. Pas parce que je veux, mais parce que ça arrive des choses comme ça. J'ai trippé sur des gars et je suis en amour avec M-Chue. Notre histoire est la plus jolie que je connaisse.

Et de cinq
Je suis dépendante de ma famille. J'aime mes frères et je veux toujours savoir ce que ma mère pense de mes choix, de mes décisions, de mes amis, de ma maison, de mon chien. J'accepte mal que nous n'ayons pas toujours les mêmes goûts, mais je veux quand même qu'elle les exprime. Je dois lui parler souvent. Même si c'est pour la trouver bête, même si c'est pour rire, même si c'est seulement pour demander comment ça va. Je le ferais aussi avec mes frères, mais je les laisse vivre. Je prends pour acquis que ma mère a juste ça à faire, me répondre, parce qu'elle en fait autant. Je m'ennuie de mon père presqu'à tous les jours.

Et de six
J'ai un IcePack dans les culottes en ce moment-même. C'est pour mon dos. Et il y a des oeufs qui cuisent et qui seront prêts vers midi dix.

Et de sept
J'ai déjà tué un lapin en essayant de lui montrer à sauter plus haut. En fait, sa patte s'est cassée et on a dû le faire tuer. On l'a pas mangé. J'ai blâmé ma voisine, mais je mentais très mal à l'époque.

Done.

M-Chue, tag!

Z.

dimanche 3 juin 2007

Déchirée par en dedans

Littéralement.

Vendredi le 25 mai, alors que je me restaurais d'un lunch assez ordi au petit parc urbain près du bureau, avec plusieurs collègues/amies, l'envie m'est venue de me lever. Ça arrive, des fois, quand je suis assise par terre, après un temps, je veux me relever. J'ai donc tassé quelques petites choses du chemin et ai entrepris de lever mon cul de terre.

Je pense que j'aurais dû rester assise pour le restant de mes jours parce que quand ma jambe à demi dépliée a essayé de rejoindre sa jumelle, mon ménisque a déchiré.

Mais je ne pensais pas que c'était ça. Non, je pensais naïvement que, comme d'habitude, mon genou se disloquait partiellement. Comme d'habitude, donc, je n'avais qu'à étirer ma jambe, la mettre bien droite et j'entendrais le "pop" qui signifie la fin de mon rush d'adrénaline.

Le "pop" n'est jamais venu. Jamais. J'ai tiré, j'ai déplié, j'ai aussi crié un peu. M.-F. a aussi tenté de tirer pour remettre le tout en place. Rien n'y faisait. Après consultation avec des mes collègues/amies, j'ai décidé d'appeler l'ambulance. Le dispatcher m'a posé des questions remplies de finesse et d'intelligence après que JE lui aie dit que JE m'étais disloqué le genou : "Est-ce que c'est à vous que c'est arrivé? Est-ce qu'il y a une grosse perte de sang? Respirez-vous normalement?" Oui, c'est arrivé à mon genou, c'est ça que je voulais dire par "je". Le genou est disloqué, j'ai pas dit que mon fémur et mon tibia sortaient de ma chair. Je te parle et tu me comprends, penses-tu que je respire assez bien? Vraiment, tout pour me mettre en confiance.

Les ambulanciers sont arrivés. Un gars et une fille. La fille était plus forte et plus grande que le gars. Je leur ai demandé de me remettre le genou dans le sens du monde. Ils m'ont dit qu'ils ne savaient pas comment faire ça, ont pris ma pression, mon pouls, ont préparé la civière, m'ont demandé si je voulais aller à St-Sacrement ou à St-François, m'ont attachée, m'ont embarquée, ont remercié mes collègues/amies et le gars a pris le volant.

Je n'avais pas grand chose à dire. L'ambulancière était à l'arrière avec moi et a commencé à me poser plein de questions. Elle écrivait les réponses sur son gant de latex. À l'hôpital, elle a remâché tout ça à l'infirmière qui avait dit : "C'est le genou qu'on attendait?" Pendant un instant, je me suis dit qu'ils avaient décidé sans m'en parler de m'amputer le genou et de le donner à quelqu'un d'autre. Oui, j'étais le genou qu'ils attendaient.

Une préposée à la chaise roulante m'a parkée dans la salle d'attente en me disant que ça ne serait pas très long. Elle avait dit vrai, ça a pris moins de 24h. Je suis restée dans cette salle, à voir passer tout le monde avant moi, pendant 7h. Au bout de 7h, j'ai attendu 30 autres minutes dans la salle d'examen. Une heure après mon arrivée en ambulance, une tête grise que j'ai reconnue assez vite s'est présentée dans la porte vitrée de l'hôpital. Ma mère, qui avait été appelée par ma blonde, à ma demande, pour l'avertir que j'aurais besoin d'un lift pour m'en aller, était venue attendre avec sa fille. J'ai pleuré. Je me sentais tellement toute seule depuis 60 minutes ... Ma mère m'a parlé de ma nièce, de mon neveu et ma pression est tombée, j'ai attendu comme une grande fille, accompagnée, enfin, de sa maman.

Finalement, Dr. J. est venu, m'a posé des questions, m'a fait quelques manipulations, j'attendais toujours d'entendre mon "pop". Le Doc a dit : "C'est pas un genou disloqué, c'est une déchirure du ménisque. Retournez chez vous et attendez. Voulez-vous des béquilles?"

J'ai dit : "Oui, svp." Et je suis partie avec ma mère. J'ai au moins appris que je ne m'étais jamais disloqué le genou, ever. Depuis 2001 ou 2002, période à laquelle je me souviens avoir eu mon premier épisode douloureux au genou, mon ménisque se déchirait régulièrement. Une fois au deux ou trois mois peut-être. Chaque fois, je pensais que je replaçais mon genou disloqué, mais non. Ce qui arrivait plutôt, c'est que mon ménisque se déchirait un peu, pas assez, le morceau pendant dans l'articulation retournait sûrement à sa place quand je mettais ma jambe droite.

Le vendredi 25 mai, il a déchiré complètement. Du moins, c'est mon hypothèse. Je pourrais passer une résonance magnétique pour en avoir le coeur et les yeux nets, mais j'ai pas envie. Si mon genou ne me plaît plus ou s'il m'empêche de faire des p'tites choses que j'aime comme monter un escalier et le descendre, je pourrai aussi envisager une opération de 5 à 20 minutes en laparo pour enlever le bout déchiré de mon ménisque.

Pour le moment, ça baigne. Je ne pense pas me faire opérer. Ça fait une semaine que c'est arrivé, j'ai eu trois jours de béquille, trois jours de canne et je marche seule maintenant. J'ai aussi pris ma douche assise sur un petit banc pendant une semaine. C'était vraiment très pratique. Le petit banc m'aidait à terminer mes ascensions d'escalier quand ma jambe ne pouvait pas du tout porter un gramme de poids. Ma belle Moustachue aussi m'a aidée. Elle a tout fait, TOUT, pendant la première fin de semaine. Moi, j'équeutais des fèves allongée sur le divan du salon.

Et je donnais des ordres. J'aime mieux donner des ordres quand je peux faire la tâche moi-même mais que je décide de le demander quand même. Quand j'ai pas le choix, it's no fun.

Aujourd'hui, mon genou me dit qu'il existe. À part les deux premières journées de rémission (incluant la soirée de l'accident), je n'ai pas vraiment eu mal au genou. Dès le dimanche matin, la douleur avait disparue, ne restait qu'une extrême faiblesse et une amplitude de merde. Là, puisque je marche plus et mieux, mon genou aura quelques crampes. Mon Doc de famille m'a avertie.

Mais je vais assez mieux pour aller aider ma maman dans la préparation d'une réception pour la fête de mon oncle J.-M. C'est un oncle que je n'aimais pas. En vieillissant, lui comme moi, ça va mieux.

Z.

lundi 23 avril 2007

Varia

Comme quand j'écrivais mon journal alors que j'étais pressée, voici quelques notes.

BM
Pour banque mixte. Nous sommes accréditées famille d'accueil banque mixte, nous avons même reçu le rapport le confirmant. Nous savons aussi, de source amicale et sûre, que nous sommes "sur la table" au centre jeunesse. Sur la table, comme le ketchup et la mayo quand on bouffe des burgers. Ceux qui en veulent en prennent, si personne n'en veut, on les laisse sur le napperon du milieu et on les range à la fin du repas. Mais on ressort les deux bouteilles au prochain souper de hot-dogs quand même. M-Chue et moi sommes donc des condiments. On attend que le travailleur social d'un enfant retiré de sa famille prenne du ketchup ou de la mayo. Encore mieux, les deux! Ça fait une petite sauce rosée et les enfants en raffolent.

Attente
Maintenant, j'ai vraiment hâte d'avoir un bébé (ou deux) à la maison. Avant qu'on s'inscrive en BM, je me disais qu'avoir un enfant (ou trois), ce n'était pas obligatoire, dans la vie. Mais finalement, c'est un projet si merveilleux et qui va tellement changer la routine que j'en ai maintenant besoin. D'accessoire, l'envie d'élever un enfant (ou quatre) est devenue primordiale. Et l'attente en BM est longue. Elle semble s'éterniser même si ça ne fait même pas un mois que le rapport a été écrit, même si on sait qu'on est déjà dans le top 15 de la liste, même si on a sauté deux ans d'attente en tout parce qu'on avait eu la brillante idée (qu'on ne savait pas brillante à l'époque) de s'inscrire en adoption régulière en 2004, même si on sait qu'on est chanceuses que ça aille si vite, c'est long. Je suis derrière une vieille dame au guichet automatique, elle paye des factures, elle fait des dépôts, elle retire de l'argent comptant, elle regarde ses soldes à l'écran, les analyse et imprime quand même son carnet. Elle laisse le guichet libre, mais il devient hors d'usage parce que la commis de la banque doit le remplir. Je suis derrière cette vieille dame et c'est long et je m'impatiente. Voilà.

Le post des métaphores
Non mais, j'suis hot! Deux métaphores du quotidien en deux paragraphes. Je suis Lynda Lemay. (Est-ce qu'elle fout vraiment deux Y dans son nom?)

La correction
J'ai terminé la formation de trois jours précédant mon contrat annuel de correction d'examens de secondaire cinq. C'était bien. M&M reviennent corriger cette année, ce sera un bonbon de plus (ombre d'une troisième métaphore). Mais la grand-maman de Lili-Rose reste à la retraite, travaillant (quand même!) pour un autre contrat. On va s'ennuyer, L.!

Boobie
M-Chue est belle.

Cette semaine
C'est la semaine des rendez-vous.
Mardi 13h, rencontre avec le paysagiste, ici.
Jeudi, 9h, esthéticienne.
Vendredi, 7h15, Toyota, pour Renee qui doit changer de peneus.
Si possible, me trouver un rendez-vous chez la coiffeuse.

Z.

mardi 3 avril 2007

C'était pas plus compliqué que ça.

Eh non, pas plus compliqué que de faire un osso buco, pas plus difficile que de sortir d'un long moment de constipation, pas plus méchant que de la Marmite, pas plus aggressant qu'un rire aigu. Non, c'était pas compliqué, c'était juste stressant et c'est maintenant, oui, terminé. F-i-fi-n-i-ni. Fini.

M-Chue et moi sommes accréditées famille d'accueil banque mixte.On devrait pouvoir lire le rapport officiel bientôt, il sera livré dans notre courrier.

Bébé(s)(es) Poumier devrai(en)t nous être présenté(s)(es) dès que ses (leurs) parents auront accepté qu'il(s)/elle(s) se fasse(nt) dorloter par deux mamans de remplacement. Je ne sais toujours pas si ce sera un bébé ou une bébée ou des bébé(e)s, je ne sais pas non plus s'il(s)/elle(s) aura(auront) des cheveux bruns, des blonds ou s'il(s)/elle(s) sera(seront) encore chauve(s)! Il(s)/elle(s) n'est(ne sont) pas choisi(es). Il(s)/elle(s) habite(nt) même peut-être encore avec sa maman et elle ne prend déjà peut-être pas le temps de s'en occuper comme il le faut. En ce moment, je crois que bébé(s)(es) Poumier est (sont) déjà né(s)(es), déjà vivant(s)(es) et qu'il(s)/elle(s) pense, lui/elle(s)/eux aussi, qu'il(s)/elle(s) serai(en)t peut-être mieux ailleurs (ici).

Moi, j'ai surtout hâte de savoir combien j'en aurez et de quel sexe il(s)/elle(s) sera (seront) parce qu'écrire avec les parenthèses, c'est un peu long.

Z.

vendredi 9 mars 2007

Bébé Poumier

C'est le nom de code pour la p'tite boule rose (ou noire, ou verte) qui viendra habiter ici parce que chez lui, c'aura été trop froid, ou trop sombre, ou trop humide, ou trop pas vivable.

Vendredi prochain, ma toute sensible travailleuse sociale viendra à la maison pour vérifier si M-Chue et moi nous nous aimons, si bébé Poumier a une chambre bien à lui, si notre maison est moins froide, moins sombre, moins humide et plus vivable que la sienne. Elle va voir notre trou au plafond, elle va s'asseoir à ma table, elle ne va pas trouver ça si pire. Elle ne va peut-être pas rencontrer Auguste, on verra.

J'ai hâte, oui, parce que ça veut dire que bébé Poumier arrivera vraisemblablement cette année. Je n'ose pas dire "d'ici quelques semaines", même si c'est un peu ça que j'ai en tête. En fait, je peux seulement dire que bébé Poumier ne sera PAS ici vendredi prochain. Mais je ne peux même pas affirmer qu'il ne sera pas là pour Pâques! Ce serait vraiment rapide, même un peu trop, connaissant le rythme du travail gouvernemental, mais quelle surprise ce serait. Cela dit, si bébé Poumier se pointe seulement à la fin de l'été ou en automne, moi, ça me va aussi. Bébé Poumier sera le bienvenu quand ça lui chantera.

Z.

mercredi 7 mars 2007

Deuzans.

Ah ben, criss, ça fait deux ans que j'ai ce blogue. C'est pas comme s'il m'appartenait vraiment, vraiment, mais c'est celui qui porte mon nom.

Il me semble que je viens juste d'écrire que ça faisait un an que je l'avais. Je revois le commentaire de ma blonde qui me dit : "Déjà? Ah ben... " Je pense que dorénavant, je vais seulement venir pour annoncer que le blogue existe depuis une autre année. Ça évitera les âneries de Bourriquet entre les posts vraiment importants, comme celui d'aujourd'hui où je vous annonce que ce blogue a deux ans. Deux ans.

Qui d'autre a deux ans? Ma nièce. Mon mariage. C'est plate, mais c'est pas mal tout ce qu'il y a de jeune dans ma vie. Le reste est pas mal vieux, même mon chien, qui aura sept ans le 13 mars. Même lui, il est désuet (mais doux et propre).

That's it, c'est tout.

Thank you, come again.

Z.

jeudi 1 février 2007

La ville ne s'endort pas tant que ça

Dans la ville, c’est bruyant, c’est sale. La ville, c’est gris et vert. La ville, c’est canin, c’est félin, c’est animal. C’est impoli. Ce sont des portes au nez, des coups de klaxon dans les oreilles et des coups de canne dans les tibias. La ville, c’est joli. Le matin, très tôt, quand il y a du soleil, c’est un rayon géant en pleine figure, c’est l’annonce d’un jour orangé. La ville est petite. Elle se fait village et champ de bataille. Elle se fait rat et poussière. La ville est vaste, elle se fait brume et vent. La ville pue. Elle sent les feuilles mouillées d’automne en avril. La ville est asthmatique. La ville parle seule et ne laisse personne lui répondre. La ville chante et se colore quelques fois. Le voyez-vous ? La ville raconte ses incendies, trois par heure, ses suicides et ses accidents. La ville raconte le Salon Ross, le pont Pierre-Laporte et l’autoroute du Vallon. La ville se tait, pendant une heure ou deux, la nuit. La ville cache des mères à la maison qui ne sortent pas, des fonctionnaires qui sont encore au bureau à 18h, des itinérants qui dormiront dans un lit ce soir. La ville protège, la ville console.

La ville m’enveloppe. Elle est célibataire, sans enfants, sans parents malades. La ville échappe aux tondeuses, aux piscines hors terre. La ville peut être laide sans ça. La ville peut être verte sans ça. La ville s’oublie et nous fait oublier. La ville s’égaye et nous offre un cirque par la fenêtre. Elle aime nous voir émerveillés et en remet. La ville chatouille et nous rions.

La ville m’aime.

mardi 30 janvier 2007

Comme à la télé

Aujourd'hui : Dinde au chou

Il vous faut :
- de la dinde Lifestyle
- de la salade de chou préparée à 8h du matin
- du fromage en crottes (facultatif)
- un pug

Mettez la dinde dans une assiette. Mettez de la salade de chou à côté. La salade peut toucher à la dinde. Accompagnez chaque morceau de dinde d'un peu de salade crémeuse. La salade peut aussi être mangée seule, pas la dinde. Entre deux bouchées, une fois de temps en temps, si vous le voulez, pigez une crotte dans le sac de fromage. Laissez-en tomber des miettes par terre pour le pug. Laissez-vous bercer par le doux chant du chien criard.

Merci, Plaisirs Diététiques.

Z.

vendredi 19 janvier 2007

J'aurais pas dû ...

... vous montrer ma cuisine.

Je me rends compte que c'est comme ça, en fait, que les rumeurs vont naître. Oui, sur cette photo, on voit que je lis Le Soleil (Gene, ce n'est pas une revue, c'est un journal, l'équivalent de La Presse, à Québec), que j'ai un chien et que le coulis autour de ses bols est vraiment sale, que je suis une droguée qui ne se passe pas de ses pilules, même dans la cuisine!, que mes armoires sont orangées, que je suis préparée à avoir des enfants, de multiples enfants (napperons), que je prends mes chaises chez Ikea (d'ailleurs, ça serait le temps que j'y retourne), que la porte d'en arrière a vraiment besoin d'être changée et que j'aime faire la cuisine (regardez la grosseur de cette planche à découper!).

Finalement, que vous pensiez que ma cuisine est en mélamine blanche jaunie des années 80, c'était pas si mal.

Cela dit, je voudrais faire faire des travaux de peinture dans la maison. La cuisine devra aussi y passer. Quelles sont vos idées? La couleur, les couleurs, le style, la façon de faire, laissez-vous aller.

Z.

jeudi 18 janvier 2007

Parenthèse


(Note : ce n'est pas ma cuisine qui date des années 80, c'est seulement l'arrivée de la mélamine, vous comprenez, ne partez pas de rumeur sur le look de ma cuisine. Vraiment, ça me ferait de la peine. Au condo, on avait une cuisine 80, ici, non, c'est toujours de la mélamine (qui a été popularisée en 80), mais c'est de la mélamine des années 2000. Bon, ok, je mets une photo, câlvâss.)
Z.