lundi 19 décembre 2005

Et.

Sur le Boulevard Auclair, les écureuils se font écraser, comme ailleurs. Les familiales se croisent et les Accents essaient d'aller vite. La flotte des autobus est peu nombreuse et les groscrissdecamionssales ne dérangent personne parce qu'ils préfèrent passer sur la 40, juste en face. Les gens marchent et se promènent et trottent et courent et avancent et bougent et poussent des poussettes et jasent. Et reviennent et repassent et se perdent et tournent en rond et rentrent.

Sur le Boulevard Auclair, les gens marchent pour ne pas penser. Il y a la forêt et la rivière, mais elles ne sont pas observées. Elles peuvent faire des mauvais coups. Les marcheurs savent qu'elles sont là et c'est tout. C'est pas tellement intéressant un arbre, une goutte d'eau, une roche. Et même si ça l'était, vaut mieux marcher, vite, vite. Pour rien. Pour la forme physique et pour la forme tout court. On fait pomper la patate et on ignore la forêt et la rivière et on passe.

Moi, je suis assise, je regarde la forêt et j'imagine la rivière plus bas. Je ne bouge pas, je plisse les yeux parce que la lumière est trop blanche dehors, les gens me font de l'ombre quand ils se trouvent entre moi et les bouleaux. Je ne suis pas pressée et je déteste marcher.

J'ai du temps pour penser et pour me souvenir. J'ai fait l'amour, hier, et c'était vraiment doux et sucré. J'ai la matinée pour moi et mes idées. La semaine sera peut-être un peu chargée pour une semaine pré-nàel. Je vais cuisiner et masser et rendre les gens bourrés et souples. Et quand je ne ferai pas de bien à personne, je finirai un sudoku ou j'écouterai Nana chanter Old Toy Train.

Je n'irai pas marcher.

Z.

mardi 6 décembre 2005

Achetée!... et déménagée!

La nouvelle maison.
On a choisi la 18e, finalement. Une maison qu'on avait aimée pas mal dès le début. Leçon de la saga des maisons, mes prémonitions sont rarement bonnes. Mes intuitions, elles, sont pas si pires! Boobie et moi avons toujours ressenti "de quoi" dans ce cottage. Et ce n'est pas une odeur!

Tant mieux.

Là, je suis dans ma phase acceptation du nouvel espace. Je reviendrai le dire quand elle sera passée.

Cunnilingus.

Z.

jeudi 29 septembre 2005

Vendu!

Le condo est vendu depuis peu.

Six semaines de ménage constant et de beaux sourires aux visiteurs, c'est tout ce que ça a pris pour vendre nos 1300 pieds carrés de plancher flottant. Nous avons eu neuf visites en tout. Depuis la neuvième, la bonne qui a accouché d'une offre d'achat que nous avons, après une contre offre, acceptée, depuis la neuvième, donc, plus rien. Ce qui n'est pas trop inquiétant de toute façon, nous pouvons tenir pour acquis que la vente est officielle même si elle n'est pas encore notariée.

Les neufs visites

Un couple.
La femme était la soeur d'un co-propriétaire dans le bloc. Il est venu faire son curieux en même temps. Ils n'ont pas fait d'offre, mais on ne sait pas trop pourquoi.

La folle.
Une dame qui a téléphoné notre agente d'une boite publique. Elle est restée longtemps. Elle cherchait pour elle ou pour son fils ou pour les deux. Notre agente a dit qu'elle semblait partir dans la lune souvent et ne pas comprendre tout ce qu'elle lui disait. Pas de nouvelles.

Le couple gai.
Deux gars dans la trentaine. Des futurs propriétaires idéaux! Le bloc est rempli de ma race. Ils ont retenu le condo le temps d'une deuxième visite à Québec... où ils ont sûrement acheté autre chose!

Le couple avec une ado.
Chambre trop petite pour l'adolescente.

Le couple avec un ado.
Ont adoré le condo. C'était leur deuxième choix. Pas de nouvelles, ils ont du avoir leur premier choix.

Le premier jeune couple.
Ils ont visité deux condos dans le bloc. Le nôtre et un plus petit. Nous ne savons pas ce qu'ils sont devenus.

La fille.
Une jeune femme, venue visiter toute seule, lors d'une soirée de pluie.

Le vieux couple.
Aucune raison, pas de coup de coeur, je suppose.

Le jeune couple qui attend un bébé.
Ils ont insisté pour visiter le condo avant la visite libre. Ils l'ont adoré. Ils habitent la haute-ville. Ils ont fait une offre à 125 000 que nous avons contre-offrée à 130 000. Ils ont accepté. Yay! Done.

(Visite libre : 10e visite non officielle. Une seule femme est passée et n'est pas revenue...)

Nous passons donc tout notre temps, en vacances ou non, à chercher une maison parce que la prise de possession du condo arrive vite : 1er novembre ou avant.

Nous visiterons nos 35e, 36e et 37e maisons ce soir. Je suis épuisée.

Est-ce que ma prémonition d'une 35e maison gagnante se réalisera? C'est ce que nous saurons bientôt.

Z.

mercredi 3 août 2005

La vente du condo

Nous vendons notre condo. Nous voulons une maison. Et un terrain pour Pou.

Pour la première fois, nous devons vendre ET acheter. Seulement acheter, c'était facile, c'était amusant. Le première hypothèque est toujours un peu stressante, mais rien pour faire de l'urticaire. Quelques visites, un coup de coeur, une offre acceptée... et hop! Nous sommes propriétaires. On ne se posait pas trop de questions. Nous partions d'un appartement, notre premier, et nous prenions un condo, pour rester en ville. Juste pour dire qu'on ne payait plus dans le vide. Pour faire ce qu'on voulait ... sauf avoir un BBQ, sauf crier dans les corridors, sauf déneiger quand on voulait, sauf poser une verrière à notre terrasse, sauf tuer notre voisin, M. Gagnon.

Les contraintes, je vivais très bien avec elles. Je savais à quoi m'attendre en achetant une unité à Place Jean-Talon. J'étais heureuse (et je le suis encore pour le moment.) Mais l'été devient ennuyant. Je suis pâle, la vie en ville ne me donne pas beaucoup de soleil. Je pourrais me faire griller la couenne dans un parc, mais j'en ai pas envie. J'ai pas envie de partager mon bout de gazon. Je regarde donc la chaleur, lorsqu'elle est palpable à l'extérieur, et je sue en dedans. Je squatte les patios de ma mère et de mon beau-frère.

Je veux une maison pour revoir mon chien faire la danse de Saint-Guy dans l'herbe. Je veux le voir courir et revenir la langue pendante. Je veux le voir se cacher du jet d'eau que j'utiliserais pour laver mon auto dans mon entrée d'agregat. Je veux qu'il jappe seulement quand il est vraiment en danger, pas à n'importe quel bruit dont il ne voit pas la provenance dans le condo.

La banlieue me semble maintenant attirante. J'ai vingt-sept ans et je suis à la recherche d'une maison cosy et aérée. D'une terrasse ou d'une galerie immense pour y show-offer mon énorme BBQ tout neuf et pour y recevoir ma famille et mes amis jusquà tard le soir sans me soucier des places de stationnement ou du détecteur de fumée qui part parce que ma poêle chauffe un peu trop. C'est maintenant que je veux de la verdure chez moi. Ma blonde veut du soleil et je suis d'accord, les plantes pousseront mieux!

Mais c'est dur. Neuf maisons de visitées et malgré un petit coup de coeur auquel je trouve quand même des défauts, nous n'avons rien trouvé qui vaille la peine d'être mentionné... sauf si c'est pour parler de sa médiocrité.

Nous en visitons une dixième ce soir. Beaucoup de potentiel sur la fiche immobilière. Mais beaucoup de vautours qui tournent autour aussi, nous ne sommes pas les seuls rapaces.

C'est stressant d'être stressé.

Z.

lundi 1 août 2005

C'tu nécessaire?

Les rimes en aè, oè et oé.
Malaèse.
Noère.
Moé.
Toé.
Croère.

C'tu nécessaère? Ben ça a l'aèr!