Vers 9h ce matin devraient arriver Monsieur I. et son acolyte. Ils construisent des murs dans mon sous-sol. Des murs qui étaient là l'an passé mais qui ont été démolis et qui doivent donc être refaits pour cacher les fondations de béton de ma maison en tire-bouchon.
Monsieur I. entre et sort d'ici comme d'une maison de débauche : à n'importe qu'elle heure, le sourire aux lèvres et une bonne blague de convenance à la langue. Après la mise en place des murs, on ne devrait pas revoir M. I. avant le printemps.
Hier, Bébé et moi étions supposées être à Montréal pour bercer le nouveau-né de mon grand-frère. Changement à l'horaire, notre visite me semblait un peu trop rapprochée de la sortie de l'hôpital de la famille. Je crois bien partir pour Blainville en fin de semaine prochaine. Nous étions donc dimanche, 5 février, et c'était soirée de SuperBowl. Le chili et les pilons moutarde et miel étaient à l'honneur chez ma mère et nous avons décidé d'aller y faire un tour. Le pot (dire pott) des prédictions s'élevait à 160$ grâce au commentaire d'un invité qui a décidé que chacun devait mettre 20$ pour espérer gagner cette loto footballesque. Nous n'étions pas beaucoup, mais un vingt, c'est quatre fois plus (alléchant) que l'année dernière où nous avons misé cinq dollars chacun. Si je vous en parle, c'est bien sûr parce que j'ai gagné ce pot d'une valeur inestimable quand on vient de s'acheter une maison avec ma prédiction de 23-13 Steelers. Ça nous payerait même deux fois un souper de makis pour la St-Valentin! (Yay!)
Il y a quelques instants, j'ai vu une tempête surprise, d'une durée de 60 secondes, comparée, ayant pour titre : Je t'ai bien eu.
Et maintenant, je pars pour l'épicerie, mon nouveau refuge. J'espère trouver des idées de repas pour skieurs affamés.
Z.
lundi 6 février 2006
mardi 31 janvier 2006
Les carottes sont (presque) cuites!
Mais bon dieu que c'est salissant les râper, leur enlever les bouts, les rondeller, les transférer dans la marmite...
Mes doigts sont secs d'avoir trop cuisiné en hiver, dans le désert du chauffage (et dire qu'on m'avait dit que c'était beaucoup moins pire avec un système à air chaud). Tout secs qu'ils sont, ils retiennent la crasse mieux que jamais et changent de couleur au gré des légumes coupés. Aujourd'hui, la carotte, dans sa splendeur orangée. Un légume-racine (merci Mme DiStasio) qui fait des miracles dans la science du potage.
Particulièrement absorbant : l'index droit. Cette main s'occupe pourtant du couteau, mais elle fait autant le caméléon que l'autre. Elle travaille plus fort aussi. Et le bras tout entier le ressent.
Je suis forte, forte, forte et orange.
Z.
Mes doigts sont secs d'avoir trop cuisiné en hiver, dans le désert du chauffage (et dire qu'on m'avait dit que c'était beaucoup moins pire avec un système à air chaud). Tout secs qu'ils sont, ils retiennent la crasse mieux que jamais et changent de couleur au gré des légumes coupés. Aujourd'hui, la carotte, dans sa splendeur orangée. Un légume-racine (merci Mme DiStasio) qui fait des miracles dans la science du potage.
Particulièrement absorbant : l'index droit. Cette main s'occupe pourtant du couteau, mais elle fait autant le caméléon que l'autre. Elle travaille plus fort aussi. Et le bras tout entier le ressent.
Je suis forte, forte, forte et orange.
Z.
vendredi 27 janvier 2006
Le post le plus dégueulasse
Je viens de relire mon post précédent pour rire un bon coup.
Oui, ma blonde avait raison, les premières phrases sont vraiment dégueulasses, mais ça continue de me faire rire. Le gros gras dégoulinant et les images écoeurantes, moi, ça me dilate la rate. Je pense que ça me vient de la surprise qui est créée quand on lit tout bonnement un texte dont on n'attend rien sauf la simplicité et que l'auteur ou le conteur déroge à la règle du faire-simple et s'embarque dans le dégoûtant, le disgracieux (ou l'absurde, mais c'est pas aussi pipicaca et c'est pas toujours aussi drôle). Ce truc est connu dans le monde de l'écriture comique. J'adorais l'utiliser.
Mon père était comme ça. Toujours le mot pour faire vomir. Mon neveu semble vouloir prendre la relève, même s'il n'est pas parent avec papa, mais il est encore au stade "tout nu". Ce n'est pas suffisant, ça ne me lève pas le coeur. Ça viendra, je l'espère! Go Jacob go!
Z.
Oui, ma blonde avait raison, les premières phrases sont vraiment dégueulasses, mais ça continue de me faire rire. Le gros gras dégoulinant et les images écoeurantes, moi, ça me dilate la rate. Je pense que ça me vient de la surprise qui est créée quand on lit tout bonnement un texte dont on n'attend rien sauf la simplicité et que l'auteur ou le conteur déroge à la règle du faire-simple et s'embarque dans le dégoûtant, le disgracieux (ou l'absurde, mais c'est pas aussi pipicaca et c'est pas toujours aussi drôle). Ce truc est connu dans le monde de l'écriture comique. J'adorais l'utiliser.
Mon père était comme ça. Toujours le mot pour faire vomir. Mon neveu semble vouloir prendre la relève, même s'il n'est pas parent avec papa, mais il est encore au stade "tout nu". Ce n'est pas suffisant, ça ne me lève pas le coeur. Ça viendra, je l'espère! Go Jacob go!
Z.
jeudi 26 janvier 2006
Petit vent de pet qui pue
Je suis femme et les ragnagnas donnent toujours une odeur particulière aux résultats de ma digestion. Ça sent la pourriture, mais bon dieu que c'est bon de saigner de la craque d'en avant. C'est bon de savoir que le méchant s'évacue et laisse la place à un cycle frais et neuf, plein de possibilités d'enfantement. C'est agréable d'être dans le rouge, mais ça coûte cher de tampons quand on n'endure pas les marques maison des pharmacies ou des épiceries.
Il faut que je l'avoue, au point de vue biologique, je ne suis qu'une maison à foetus, qu'une niche à fécondation. Ce rôle me va. L'immobilier m'intéresse beaucoup. Est-ce que mon utérus est assez grand, est-il assez lumineux, a-t-il un grand terrain, des fenêtres neuves, un toit à refaire? Et les taxes, comment sont les taxes se demandent les futurs ovules fécondés. Quand je suis patchoue, c'est comme si je mettais la pancarte de Re/Max devant la maison. Utérus à vendre ou à louer.
Z.
Il faut que je l'avoue, au point de vue biologique, je ne suis qu'une maison à foetus, qu'une niche à fécondation. Ce rôle me va. L'immobilier m'intéresse beaucoup. Est-ce que mon utérus est assez grand, est-il assez lumineux, a-t-il un grand terrain, des fenêtres neuves, un toit à refaire? Et les taxes, comment sont les taxes se demandent les futurs ovules fécondés. Quand je suis patchoue, c'est comme si je mettais la pancarte de Re/Max devant la maison. Utérus à vendre ou à louer.
Z.
mardi 17 janvier 2006
La création, sans le sens biblique
Mon bel ami Linotte (Tête de) a écrit un post concernant sa toute nouvelle entrée en création littéraire. Une mineure (ou un certificat, dépendamment du but final) qui se donne, pour notre part, à l'UL, mère du Rouge et Or dont je me fous un peu.
Linotte disait qu'un prof avait déjà réussi à le faire réfléchir en affirmant qu'il n'y avait pas de contexte idéal pour écrire. (Bon, je paraphrase, vous l'aurez compris, mes braves.)
Yé suis d'accord!
J'ai écrit dans un escalier, les fesses sur le bord d'une marche, dans un corridor du De Koninck, en attendant le doyen. J'ai souvent pris les dernières pages de mes cahiers de note pour commencer des nouvelles ou pour copier les puissants mots d'un prof en plein magistrat, les mots qui pouvaient m'allumer pour une envolée future. J'ai, bien sûr, écrit sur des serviettes de papier au restaurant. J'ai écrit sur mes murs de chambre. J'ai écrit sur des feuilles à dessin alors que les enfants barbouillaient sur la table. J'ai écrit dans mes mains. N'importe où.
La solitude pour écrire, bof.
La solitude pour la réécriture, d'accord.
Quant à mon ami Linotte, appelons-le Lin, je lui souhaite de découvrir des personnages et des intrigues dans sa soupe et ses céréales.
Z.
Linotte disait qu'un prof avait déjà réussi à le faire réfléchir en affirmant qu'il n'y avait pas de contexte idéal pour écrire. (Bon, je paraphrase, vous l'aurez compris, mes braves.)
Yé suis d'accord!
J'ai écrit dans un escalier, les fesses sur le bord d'une marche, dans un corridor du De Koninck, en attendant le doyen. J'ai souvent pris les dernières pages de mes cahiers de note pour commencer des nouvelles ou pour copier les puissants mots d'un prof en plein magistrat, les mots qui pouvaient m'allumer pour une envolée future. J'ai, bien sûr, écrit sur des serviettes de papier au restaurant. J'ai écrit sur mes murs de chambre. J'ai écrit sur des feuilles à dessin alors que les enfants barbouillaient sur la table. J'ai écrit dans mes mains. N'importe où.
La solitude pour écrire, bof.
La solitude pour la réécriture, d'accord.
Quant à mon ami Linotte, appelons-le Lin, je lui souhaite de découvrir des personnages et des intrigues dans sa soupe et ses céréales.
Z.
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