Si mon mariage tient la route comme des poulpes au restaurant, je ne passerai plus jamais une Saint-Valentin tout seule. Peut-être ailleurs que ma blonde, mais jamais célibataire.
À 15 ans, je n'aurais jamais osé espérer avoir quelqu'un dans ma vie pour si longtemps et pour de si jolis moments. Adolescente, je pensais plutôt que les grosses comme moi étaient chanceuses si elles avaient, par hasard, un chum le 14 février. Elles avaient de la chance ou bien le gars en question avait perdu un pari. J'espérais que mes meilleurs amis tombent en amour avec moi la semaine avant la St-Valentin, je préparais des p'tits mots amicaux pour le courrier spécial organisé par l'école en me disant que, cette année-là, enfin, j'allais recevoir un message anonyme d'un étudiant qui m'aurait remarqué à la café. Je trouvais ça ben rough. Je recevais encore des bonbons à la cannelle en forme de coeur de la part de mon père et un p'tit cadeau cool provenant de ma mère. J'aimais dire que c'était con la St-Valentin, que c'était seulement une fête commerciale! J'avais tellement de peine.
Je trouve encore ça idiot la St-Valentin, mais seulement parce que je dis "Je t'aime" à ma M-chue vingt fois par jour anyway, tous les jours, pour le fun, pour qu'elle ne l'oublie pas. Je trouve ça con parce que c'est juste un moyen de faire monter les ventes dans les centres de relaxation qui annoncent, seulement à l'attention des hommes qui oublient tout, des massages au chocolat. Les femmes doivent se faire gâter 24 heures dans l'année et préférablement entre le 13 février 23h59 et le 15 février 00h01. Les hommes, fuck it, et le reste de l'année aussi.
Ce que je regrette tout de même, c'est que manger des sushis à la St-Valentin, ça reste agréable. Ce soir, y'en n'aura pas parce que je travaille. Mais c'est l'fun parce que je vais encore plus pouvoir me foutre de cette fête rouge et rose et célébrer mon amour pour Poune demain : anniversaire de mon grand-père qui applaudira nos baisers qu'il observera d'en-haut.
Z.
mardi 14 février 2006
lundi 6 février 2006
Des murs, 160$, de la neige surprise et IGA.
Vers 9h ce matin devraient arriver Monsieur I. et son acolyte. Ils construisent des murs dans mon sous-sol. Des murs qui étaient là l'an passé mais qui ont été démolis et qui doivent donc être refaits pour cacher les fondations de béton de ma maison en tire-bouchon.
Monsieur I. entre et sort d'ici comme d'une maison de débauche : à n'importe qu'elle heure, le sourire aux lèvres et une bonne blague de convenance à la langue. Après la mise en place des murs, on ne devrait pas revoir M. I. avant le printemps.
Hier, Bébé et moi étions supposées être à Montréal pour bercer le nouveau-né de mon grand-frère. Changement à l'horaire, notre visite me semblait un peu trop rapprochée de la sortie de l'hôpital de la famille. Je crois bien partir pour Blainville en fin de semaine prochaine. Nous étions donc dimanche, 5 février, et c'était soirée de SuperBowl. Le chili et les pilons moutarde et miel étaient à l'honneur chez ma mère et nous avons décidé d'aller y faire un tour. Le pot (dire pott) des prédictions s'élevait à 160$ grâce au commentaire d'un invité qui a décidé que chacun devait mettre 20$ pour espérer gagner cette loto footballesque. Nous n'étions pas beaucoup, mais un vingt, c'est quatre fois plus (alléchant) que l'année dernière où nous avons misé cinq dollars chacun. Si je vous en parle, c'est bien sûr parce que j'ai gagné ce pot d'une valeur inestimable quand on vient de s'acheter une maison avec ma prédiction de 23-13 Steelers. Ça nous payerait même deux fois un souper de makis pour la St-Valentin! (Yay!)
Il y a quelques instants, j'ai vu une tempête surprise, d'une durée de 60 secondes, comparée, ayant pour titre : Je t'ai bien eu.
Et maintenant, je pars pour l'épicerie, mon nouveau refuge. J'espère trouver des idées de repas pour skieurs affamés.
Z.
Monsieur I. entre et sort d'ici comme d'une maison de débauche : à n'importe qu'elle heure, le sourire aux lèvres et une bonne blague de convenance à la langue. Après la mise en place des murs, on ne devrait pas revoir M. I. avant le printemps.
Hier, Bébé et moi étions supposées être à Montréal pour bercer le nouveau-né de mon grand-frère. Changement à l'horaire, notre visite me semblait un peu trop rapprochée de la sortie de l'hôpital de la famille. Je crois bien partir pour Blainville en fin de semaine prochaine. Nous étions donc dimanche, 5 février, et c'était soirée de SuperBowl. Le chili et les pilons moutarde et miel étaient à l'honneur chez ma mère et nous avons décidé d'aller y faire un tour. Le pot (dire pott) des prédictions s'élevait à 160$ grâce au commentaire d'un invité qui a décidé que chacun devait mettre 20$ pour espérer gagner cette loto footballesque. Nous n'étions pas beaucoup, mais un vingt, c'est quatre fois plus (alléchant) que l'année dernière où nous avons misé cinq dollars chacun. Si je vous en parle, c'est bien sûr parce que j'ai gagné ce pot d'une valeur inestimable quand on vient de s'acheter une maison avec ma prédiction de 23-13 Steelers. Ça nous payerait même deux fois un souper de makis pour la St-Valentin! (Yay!)
Il y a quelques instants, j'ai vu une tempête surprise, d'une durée de 60 secondes, comparée, ayant pour titre : Je t'ai bien eu.
Et maintenant, je pars pour l'épicerie, mon nouveau refuge. J'espère trouver des idées de repas pour skieurs affamés.
Z.
mardi 31 janvier 2006
Les carottes sont (presque) cuites!
Mais bon dieu que c'est salissant les râper, leur enlever les bouts, les rondeller, les transférer dans la marmite...
Mes doigts sont secs d'avoir trop cuisiné en hiver, dans le désert du chauffage (et dire qu'on m'avait dit que c'était beaucoup moins pire avec un système à air chaud). Tout secs qu'ils sont, ils retiennent la crasse mieux que jamais et changent de couleur au gré des légumes coupés. Aujourd'hui, la carotte, dans sa splendeur orangée. Un légume-racine (merci Mme DiStasio) qui fait des miracles dans la science du potage.
Particulièrement absorbant : l'index droit. Cette main s'occupe pourtant du couteau, mais elle fait autant le caméléon que l'autre. Elle travaille plus fort aussi. Et le bras tout entier le ressent.
Je suis forte, forte, forte et orange.
Z.
Mes doigts sont secs d'avoir trop cuisiné en hiver, dans le désert du chauffage (et dire qu'on m'avait dit que c'était beaucoup moins pire avec un système à air chaud). Tout secs qu'ils sont, ils retiennent la crasse mieux que jamais et changent de couleur au gré des légumes coupés. Aujourd'hui, la carotte, dans sa splendeur orangée. Un légume-racine (merci Mme DiStasio) qui fait des miracles dans la science du potage.
Particulièrement absorbant : l'index droit. Cette main s'occupe pourtant du couteau, mais elle fait autant le caméléon que l'autre. Elle travaille plus fort aussi. Et le bras tout entier le ressent.
Je suis forte, forte, forte et orange.
Z.
vendredi 27 janvier 2006
Le post le plus dégueulasse
Je viens de relire mon post précédent pour rire un bon coup.
Oui, ma blonde avait raison, les premières phrases sont vraiment dégueulasses, mais ça continue de me faire rire. Le gros gras dégoulinant et les images écoeurantes, moi, ça me dilate la rate. Je pense que ça me vient de la surprise qui est créée quand on lit tout bonnement un texte dont on n'attend rien sauf la simplicité et que l'auteur ou le conteur déroge à la règle du faire-simple et s'embarque dans le dégoûtant, le disgracieux (ou l'absurde, mais c'est pas aussi pipicaca et c'est pas toujours aussi drôle). Ce truc est connu dans le monde de l'écriture comique. J'adorais l'utiliser.
Mon père était comme ça. Toujours le mot pour faire vomir. Mon neveu semble vouloir prendre la relève, même s'il n'est pas parent avec papa, mais il est encore au stade "tout nu". Ce n'est pas suffisant, ça ne me lève pas le coeur. Ça viendra, je l'espère! Go Jacob go!
Z.
Oui, ma blonde avait raison, les premières phrases sont vraiment dégueulasses, mais ça continue de me faire rire. Le gros gras dégoulinant et les images écoeurantes, moi, ça me dilate la rate. Je pense que ça me vient de la surprise qui est créée quand on lit tout bonnement un texte dont on n'attend rien sauf la simplicité et que l'auteur ou le conteur déroge à la règle du faire-simple et s'embarque dans le dégoûtant, le disgracieux (ou l'absurde, mais c'est pas aussi pipicaca et c'est pas toujours aussi drôle). Ce truc est connu dans le monde de l'écriture comique. J'adorais l'utiliser.
Mon père était comme ça. Toujours le mot pour faire vomir. Mon neveu semble vouloir prendre la relève, même s'il n'est pas parent avec papa, mais il est encore au stade "tout nu". Ce n'est pas suffisant, ça ne me lève pas le coeur. Ça viendra, je l'espère! Go Jacob go!
Z.
jeudi 26 janvier 2006
Petit vent de pet qui pue
Je suis femme et les ragnagnas donnent toujours une odeur particulière aux résultats de ma digestion. Ça sent la pourriture, mais bon dieu que c'est bon de saigner de la craque d'en avant. C'est bon de savoir que le méchant s'évacue et laisse la place à un cycle frais et neuf, plein de possibilités d'enfantement. C'est agréable d'être dans le rouge, mais ça coûte cher de tampons quand on n'endure pas les marques maison des pharmacies ou des épiceries.
Il faut que je l'avoue, au point de vue biologique, je ne suis qu'une maison à foetus, qu'une niche à fécondation. Ce rôle me va. L'immobilier m'intéresse beaucoup. Est-ce que mon utérus est assez grand, est-il assez lumineux, a-t-il un grand terrain, des fenêtres neuves, un toit à refaire? Et les taxes, comment sont les taxes se demandent les futurs ovules fécondés. Quand je suis patchoue, c'est comme si je mettais la pancarte de Re/Max devant la maison. Utérus à vendre ou à louer.
Z.
Il faut que je l'avoue, au point de vue biologique, je ne suis qu'une maison à foetus, qu'une niche à fécondation. Ce rôle me va. L'immobilier m'intéresse beaucoup. Est-ce que mon utérus est assez grand, est-il assez lumineux, a-t-il un grand terrain, des fenêtres neuves, un toit à refaire? Et les taxes, comment sont les taxes se demandent les futurs ovules fécondés. Quand je suis patchoue, c'est comme si je mettais la pancarte de Re/Max devant la maison. Utérus à vendre ou à louer.
Z.
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