Je suis tellement hot! J'ai des bras d'acier. Du côté des biceps... parce que les triceps sont et seront mous toute leur vie de muscles. J'ai le p'tit gras flottant du bybye depuis que j'ai peut-être 4 ans, il est là, pendant du bras dès que je salue quelqu'un, il est rempli de cellulite et de toxines et il ne partira pas. Je sais qu'il ne partira pas.
Mais le reste! Ayoye, je suis ferme! En dessous de la couche de gras, bien sûr. Parce que ça aussi, c'est une enveloppe que j'ai et que je ne compte pas perdre. Ça me fait paraître en santé, je suis une fille bonne pour la ferme.
J'ai donc des biceps, sous une couche lipidique, forts. Sans même forcer, en soulevant seulement l'avant-bras, je les sens se tendre et montrer leurs meilleures fibres pour la pose. C'est vraiment génial, je me touche les bras comme s'ils étaient neufs. Je fais toucher tout le monde comme si c'était un bedon de femme enceinte.
Et toute cette vanité, c'est l'aquajogging qui me la procure. Trois ou quatre fois par semaine que j'y vais. Et je me donne. Vous devriez voir comme je me donne. Bien sûr, je ne suis pas freak de sport alors il y a des jours où je suis le tempo "madame". Mais les autres jours, la plupart des jours, les 7/8 du temps, je chauffe, je force et je regarde mes biceps changer.
Mon totem, c'est dauphin. Mais mon surnom, c'est speedy. (On s'amuse entre dames à l'aqua, on se donne des noms quand on se connaît mieux.) Que voulez-vous, je suis un missile marin. Je fends la piscine de mes coups de brasse, je suis la Moïse du bassin. "Comment tu fais pour aller si vite?", me demandent mes compagnes mouillées. "Je triche", que je leur réponds.
Je suis tellement cool. La reine de la piscine Suzanne Éon. La toute puissante du saut de grenouille et du twist. La merveille bonnetée des crunchs en diamant et du bonhomme carnaval.
Z.
P.S.: J'ai aussi beaucoup de modestie.
vendredi 3 mars 2006
jeudi 2 mars 2006
Le post sur les bébés
J'ai l'honneur d'avoir un utérus et, des fois, je voudrais bien qu'il se remplisse et s'étire ... et explose! (Non-non...)
Je me pense assez vieille pour avoir un bébé. Avec Caro. Je fais encore des crises où je me demande comment je vais vivre ma vie égoïste avec un enfant, mais je reviens toujours à la même conclusion : les avantages (qu'on pourrait aussi appeler "joies") sont plus grands que les désavantages (qu'on pourrait aussi appeler "pertes de liberté").
J'ai suivi le cours "normal" du couple hétéro qui fonctionne. Dans l'ordre, j'ai connu Caro, on a été amies, on est devenues amoureuses, on a acheté un chien, on a habité ensemble, on a acheté un condo, on s'est mariées, on a acheté une maison et nous voilà prête à faire des bébés.
Maintenant, il nous faut des spermatozoïdes. On peut se les procurer de différentes manières.
1- Je trompe Caro pendant mon ovulation, je saoule le gars, je fais semblant de lui mettre un condom pendant la baise et je laisse mes jambes dans les airs après l'ébat, sans dire pourquoi.
2- Un ami nous offre son sperme en cadeau. Nous avons une offre, mais elle date d'un an et demi et je n'ose plus remettre le sujet sur la table.
3- Une nouvelle offre se présente. Ce serait sans doute notre choix à privilégier. Mais ça demande beaucoup de travail de la part des deux partis. D'abord, signer des papiers de renoncement à la parentalité (donneur), démontrer sa cleaneté (donneur), être disponible quand mes ovaires expulsent l'oeuf (donneur et nous), se "garder" du sperme vigoureux pour cette période (means no sex pendant genre les trois jours avant (donneur)), réussir à éjaculer dans des circonstances stressantes... et dans un bocal (donneur), être capable de s'inséminer (nous), être prêt à refaire l'exercice pendant plusieurs mois et deux fois par mois, jusqu'à ce que ça fonctionne (donneur) et faire ça gratuitement (selon la version officielle, bien sûr). Pour les mamans (nous), c'est fatigant aussi, il faut avoir pleine confiance, dans tous les sens, en le donneur. Mais c'est une garantie qui nous permettra de dire à l'enfant devenu plus grand d'où il vient, exactement. L'homme n'est pas son père, mais la deuxième moitié de sa première cellule. C'est plus agréable de présenter Roger comme donneur que DGT-0083, troisième éprouvette. Et... c'est moins cher que la solution numéro 4.
4- Acheter du sperme dans une banque de sperme et faire l'insémination maison. "Un peu" plus cher. (Coudonc, c'est la journée des guillemets.)
5- Aller dans une clinique des fertilité, se faire dire qu'on a bien des problèmes sans faire de tests, payer, faire des tests, payer, recevoir les résultats, payer, acheter du sperme, payer, se faire inséminer, payer, et recommencer.
6- Adopter. (Ce qui ne me déplaîrait pas du tout, mais j'ai cette petite voix dans le ventre qui me dit d'essayer la grossesse une fois dans ma vie.)
La solution 3 est donc notre préférée. Cela dit, je n'irai jamais mettre une annonce sur un babillard virtuel afin de trouver un donneur. (Et si je le fais, svp, arrêtez-moi!) Nous trouverons bien un gars dans nos connaissances qui ne veut pas d'enfants, mais qui ne les déteste pas, qui a envie de nous aider (en se masturbant, ce n'est pas désagréable), qui ne recherche pas les responsabilités d'être père mais qui en accepte les joies une fois aux trois ans, deux fois par année ou plus peut-être!
C'est tough, mais je sens encore que c'est la meilleure façon de faire. Pour nous.
J'ouvre les yeux.
Z.
Je me pense assez vieille pour avoir un bébé. Avec Caro. Je fais encore des crises où je me demande comment je vais vivre ma vie égoïste avec un enfant, mais je reviens toujours à la même conclusion : les avantages (qu'on pourrait aussi appeler "joies") sont plus grands que les désavantages (qu'on pourrait aussi appeler "pertes de liberté").
J'ai suivi le cours "normal" du couple hétéro qui fonctionne. Dans l'ordre, j'ai connu Caro, on a été amies, on est devenues amoureuses, on a acheté un chien, on a habité ensemble, on a acheté un condo, on s'est mariées, on a acheté une maison et nous voilà prête à faire des bébés.
Maintenant, il nous faut des spermatozoïdes. On peut se les procurer de différentes manières.
1- Je trompe Caro pendant mon ovulation, je saoule le gars, je fais semblant de lui mettre un condom pendant la baise et je laisse mes jambes dans les airs après l'ébat, sans dire pourquoi.
2- Un ami nous offre son sperme en cadeau. Nous avons une offre, mais elle date d'un an et demi et je n'ose plus remettre le sujet sur la table.
3- Une nouvelle offre se présente. Ce serait sans doute notre choix à privilégier. Mais ça demande beaucoup de travail de la part des deux partis. D'abord, signer des papiers de renoncement à la parentalité (donneur), démontrer sa cleaneté (donneur), être disponible quand mes ovaires expulsent l'oeuf (donneur et nous), se "garder" du sperme vigoureux pour cette période (means no sex pendant genre les trois jours avant (donneur)), réussir à éjaculer dans des circonstances stressantes... et dans un bocal (donneur), être capable de s'inséminer (nous), être prêt à refaire l'exercice pendant plusieurs mois et deux fois par mois, jusqu'à ce que ça fonctionne (donneur) et faire ça gratuitement (selon la version officielle, bien sûr). Pour les mamans (nous), c'est fatigant aussi, il faut avoir pleine confiance, dans tous les sens, en le donneur. Mais c'est une garantie qui nous permettra de dire à l'enfant devenu plus grand d'où il vient, exactement. L'homme n'est pas son père, mais la deuxième moitié de sa première cellule. C'est plus agréable de présenter Roger comme donneur que DGT-0083, troisième éprouvette. Et... c'est moins cher que la solution numéro 4.
4- Acheter du sperme dans une banque de sperme et faire l'insémination maison. "Un peu" plus cher. (Coudonc, c'est la journée des guillemets.)
5- Aller dans une clinique des fertilité, se faire dire qu'on a bien des problèmes sans faire de tests, payer, faire des tests, payer, recevoir les résultats, payer, acheter du sperme, payer, se faire inséminer, payer, et recommencer.
6- Adopter. (Ce qui ne me déplaîrait pas du tout, mais j'ai cette petite voix dans le ventre qui me dit d'essayer la grossesse une fois dans ma vie.)
La solution 3 est donc notre préférée. Cela dit, je n'irai jamais mettre une annonce sur un babillard virtuel afin de trouver un donneur. (Et si je le fais, svp, arrêtez-moi!) Nous trouverons bien un gars dans nos connaissances qui ne veut pas d'enfants, mais qui ne les déteste pas, qui a envie de nous aider (en se masturbant, ce n'est pas désagréable), qui ne recherche pas les responsabilités d'être père mais qui en accepte les joies une fois aux trois ans, deux fois par année ou plus peut-être!
C'est tough, mais je sens encore que c'est la meilleure façon de faire. Pour nous.
J'ouvre les yeux.
Z.
mardi 28 février 2006
Comme les autres
Ça a tout pris, surtout l'aide de ma femme, pour mettre une image dans ce blog. Elle n'apparaît pas encore, M-Chue m'a dit que ça pouvait prendre un petit temps. Vous la verrez prochainement, il s'agit de mon logo de mariage. M-Chue l'avait fait pour nos stylos-cadeaux-d'invités et pour des auto-collants qu'on a utilisés un peu partout sur la papeterie du mariage.
Sur le logo, je suis la ronde avec les cheveux de fille. M-Chue est le petit gars avec les cheveux piquants. Elle n'a pas mis d'oreilles aux personnages, sinon, vous auriez vu ses boucles d'oreilles et vous auriez su que c'était aussi une fille. Bon.
Z.
Sur le logo, je suis la ronde avec les cheveux de fille. M-Chue est le petit gars avec les cheveux piquants. Elle n'a pas mis d'oreilles aux personnages, sinon, vous auriez vu ses boucles d'oreilles et vous auriez su que c'était aussi une fille. Bon.
Z.
lundi 20 février 2006
Sous le parapluie
Aujourd'hui, j'écris sous le parapluie, il fait trop soleil.
Tant qu'on n'aura pas de rideaux dans le bureau, chaque journée lumineuse me fera sortir mon parapluie. Je vois beaucoup mieux l'écran et mes yeux ne sont pas aux trois quarts fermés. À la bibliothèque de Saint-Augustin-de-Desmaures, quand j'y travaillais, les écrans d'ordinateur une couleur avait des casquettes quand il faisait trop beau et que le soleil entrait par les puits de lumière. Ça n'aidait pas vraiment, moi, je ne voyais toujours rien en tout cas. Il fallait mettre sa tête au complet sous la palette pour obtenir une lecture adéquate. Mon parapluie, lui, fait des miracles.
J'ai enveloppé les petits cadeaux de ma M-Chue ce matin, entre la désolation du géantiste canadien qui venait de prendre la 4e place et l'envoi à la corbeille de mes vingt-et-un courriels spamodiques. Ils (les cadeaux) sont menus et j'espère que ma C. les aimera.
Hier, nous recevions une partie de la belle-famille pour la fête en avance de Mme C. et de sa fille (ma femme). La dame de 66 ans, qui en paraît encore 55, a eu la charmante idée, il y a près de 28 ans, d'accoucher le lendemain de sa fête. Pour sa fille, elle a acheté une couverture chauffante, suivant mes judicieux conseils. Moi, mes pieds, ils n'en peuvent plus de servir de calorifère.
Quote du neveu adoré à propos de l'entité Zanzie-M-Chue : "Quand est-ce qu'elles vont en avoir un bébé?"
Ben oui... hein, quand?
Z.
Tant qu'on n'aura pas de rideaux dans le bureau, chaque journée lumineuse me fera sortir mon parapluie. Je vois beaucoup mieux l'écran et mes yeux ne sont pas aux trois quarts fermés. À la bibliothèque de Saint-Augustin-de-Desmaures, quand j'y travaillais, les écrans d'ordinateur une couleur avait des casquettes quand il faisait trop beau et que le soleil entrait par les puits de lumière. Ça n'aidait pas vraiment, moi, je ne voyais toujours rien en tout cas. Il fallait mettre sa tête au complet sous la palette pour obtenir une lecture adéquate. Mon parapluie, lui, fait des miracles.
J'ai enveloppé les petits cadeaux de ma M-Chue ce matin, entre la désolation du géantiste canadien qui venait de prendre la 4e place et l'envoi à la corbeille de mes vingt-et-un courriels spamodiques. Ils (les cadeaux) sont menus et j'espère que ma C. les aimera.
Hier, nous recevions une partie de la belle-famille pour la fête en avance de Mme C. et de sa fille (ma femme). La dame de 66 ans, qui en paraît encore 55, a eu la charmante idée, il y a près de 28 ans, d'accoucher le lendemain de sa fête. Pour sa fille, elle a acheté une couverture chauffante, suivant mes judicieux conseils. Moi, mes pieds, ils n'en peuvent plus de servir de calorifère.
Quote du neveu adoré à propos de l'entité Zanzie-M-Chue : "Quand est-ce qu'elles vont en avoir un bébé?"
Ben oui... hein, quand?
Z.
mardi 14 février 2006
À deux, ça va deux fois mieux.
Si mon mariage tient la route comme des poulpes au restaurant, je ne passerai plus jamais une Saint-Valentin tout seule. Peut-être ailleurs que ma blonde, mais jamais célibataire.
À 15 ans, je n'aurais jamais osé espérer avoir quelqu'un dans ma vie pour si longtemps et pour de si jolis moments. Adolescente, je pensais plutôt que les grosses comme moi étaient chanceuses si elles avaient, par hasard, un chum le 14 février. Elles avaient de la chance ou bien le gars en question avait perdu un pari. J'espérais que mes meilleurs amis tombent en amour avec moi la semaine avant la St-Valentin, je préparais des p'tits mots amicaux pour le courrier spécial organisé par l'école en me disant que, cette année-là, enfin, j'allais recevoir un message anonyme d'un étudiant qui m'aurait remarqué à la café. Je trouvais ça ben rough. Je recevais encore des bonbons à la cannelle en forme de coeur de la part de mon père et un p'tit cadeau cool provenant de ma mère. J'aimais dire que c'était con la St-Valentin, que c'était seulement une fête commerciale! J'avais tellement de peine.
Je trouve encore ça idiot la St-Valentin, mais seulement parce que je dis "Je t'aime" à ma M-chue vingt fois par jour anyway, tous les jours, pour le fun, pour qu'elle ne l'oublie pas. Je trouve ça con parce que c'est juste un moyen de faire monter les ventes dans les centres de relaxation qui annoncent, seulement à l'attention des hommes qui oublient tout, des massages au chocolat. Les femmes doivent se faire gâter 24 heures dans l'année et préférablement entre le 13 février 23h59 et le 15 février 00h01. Les hommes, fuck it, et le reste de l'année aussi.
Ce que je regrette tout de même, c'est que manger des sushis à la St-Valentin, ça reste agréable. Ce soir, y'en n'aura pas parce que je travaille. Mais c'est l'fun parce que je vais encore plus pouvoir me foutre de cette fête rouge et rose et célébrer mon amour pour Poune demain : anniversaire de mon grand-père qui applaudira nos baisers qu'il observera d'en-haut.
Z.
À 15 ans, je n'aurais jamais osé espérer avoir quelqu'un dans ma vie pour si longtemps et pour de si jolis moments. Adolescente, je pensais plutôt que les grosses comme moi étaient chanceuses si elles avaient, par hasard, un chum le 14 février. Elles avaient de la chance ou bien le gars en question avait perdu un pari. J'espérais que mes meilleurs amis tombent en amour avec moi la semaine avant la St-Valentin, je préparais des p'tits mots amicaux pour le courrier spécial organisé par l'école en me disant que, cette année-là, enfin, j'allais recevoir un message anonyme d'un étudiant qui m'aurait remarqué à la café. Je trouvais ça ben rough. Je recevais encore des bonbons à la cannelle en forme de coeur de la part de mon père et un p'tit cadeau cool provenant de ma mère. J'aimais dire que c'était con la St-Valentin, que c'était seulement une fête commerciale! J'avais tellement de peine.
Je trouve encore ça idiot la St-Valentin, mais seulement parce que je dis "Je t'aime" à ma M-chue vingt fois par jour anyway, tous les jours, pour le fun, pour qu'elle ne l'oublie pas. Je trouve ça con parce que c'est juste un moyen de faire monter les ventes dans les centres de relaxation qui annoncent, seulement à l'attention des hommes qui oublient tout, des massages au chocolat. Les femmes doivent se faire gâter 24 heures dans l'année et préférablement entre le 13 février 23h59 et le 15 février 00h01. Les hommes, fuck it, et le reste de l'année aussi.
Ce que je regrette tout de même, c'est que manger des sushis à la St-Valentin, ça reste agréable. Ce soir, y'en n'aura pas parce que je travaille. Mais c'est l'fun parce que je vais encore plus pouvoir me foutre de cette fête rouge et rose et célébrer mon amour pour Poune demain : anniversaire de mon grand-père qui applaudira nos baisers qu'il observera d'en-haut.
Z.
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