Ma maman est sûrement énervée aujourd'hui : son fils de Blainville vient la voir et il amène avec lui toute sa petite famille. Ma belle-soeur, ses deux enfants. Famille qui n'existait pas il y a deux ans. Une famille-champignon, qui pousse en un rien de temps, dans un sol plein de fumier et d'amour. Il faut des deux pour l'équilibre.
Ma mère serait encore plus fofolle si elle savait qu'avant d'aller chez elle, mon frère, sa famille-shitake, mon autre frère, M-Chue et moi allons prendre des photos de famille un peu élargie (ou juste large) pour ses soixante ans.
Eh oui, Magenta Studio Photo nous attend vers 12h pour une séance kodak des plus divertissantes. Un bébé de deux mois qu'il faudra faire rire, une mignonnette d'un an qu'il va falloir cajoler, une M-Chue, je l'espère, qui sera un peu moins crampée du bedon, et les trois enfants P., gros, grands, festifs pour l'occasion. J'espère que nous prendrons plaisir à essayer des poses accrobatiques, j'espère que nous serons naturels, j'espère qu'on va rire, vraiment. Pour maman et pour continuer le congé de Pâques dans une atmosphère cool.
J'ai un peu mal au cou, un peu mal au dos, mais fuck it, tout ira bien.
J'aime ma maman.
Z.
samedi 15 avril 2006
vendredi 7 avril 2006
L'été, c'est fait pour jouer.
Criss qu'y'en a des blogues!
Y'en a tellement que peu sont intéressants.
Tout le monde pense qu'il peut écrire.
Moi la première.
L'été s'en vient même s'il est tombé de la slush avant hier. C'est sûr que le temps doux s'en vient parce que les quincailleries ont sorti leur nouveau stock d'ameublement et d'accessoires de patio.
Moi, je viens d'arriver dans ma maison, c'est encore neuf, cinq mois. Et je suis arrivée au moment où tout le monde s'enfermait pour l'hiver, l'hibernation de banlieue.
J'ai perdu mon idée, une brassée de lavage était terminée et je l'ai transférée dans la sécheuse et j'ai étendu ce que je ne fais pas sécher à la machine et j'ai eu faim et je suis allée me préparer un déjeuner. Me voilà assise, sans idée, avec un bagel, des cretons, des raisins et du yogourt bien dégorgé.
Ah oui! Des meubles d'extérieur. On vient de s'acheter un BBQ. Très bon deal au RénoDépôt. Pour l'instant, c'est la pièce centrale... du salon. On l'a monté dès qu'on l'a eu pour vérifier s'il n'avait pas été bossé. La boîte était déjà endommagée et ça a tout pris (TOUT) pour le rentrer dans notre Echo berline bleue. Bref, la vérification s'imposait. Il était parfait. Et là, dans le salon, il attend qu'on ait une terrasse.
On veut faire excaver l'entrée d'autos, la rallonger, y juxtaposer une terrasse à l'arrière et remplis tout ces trous de roches. De l'anguleuse en avant, de la douce en arrière. Peut-être que je vais pouvoir marcher nus pieds sur les galets.
Ensuite viendront les meubles de patio, dont une jolie table en métal recouverte de tuiles de céramique qui nous est tombée dans l'oeil au Canadian Tire. (Nous soignons notre oeil commun depuis ce temps-là.) On est vraiment des lesbiennes maintenant qu'on se retrouve toujours dans les centres de rénovation. On se sent "légitimes" dans ces endroits-là. On est à notre place, même si on ne mouille pas encore quand on voit une belle scalesaw. Même s'il nous faut encore l'aide des ti-missieux.
Y'a les chaises qui poseront toujours problème. D'abord parce que c'est pas mal ça le plus cher. "Mais non!", me direz-vous, "il y a des chaises de parterre très abordables!" Et vous auriez raison, mais laissez-moi donc finir mes explications, câlvâss. Deuxièmement, j'ai un gros cul. Eh oui! Il me faut donc des chaises spéééciaales. Des grandes chaises quoi. Larges surtout. Si on additionne le d'abord et le deuxièmement, ça nous donne des chaises pas mal chères.
Alors il y aurait le concept "banc" qui serait pas pire. Mais je vois déjà ma mère râler pour avoir un siège avec dossier. Alors mi-banc, mi-chaise. Ou encore, petit salon d'extérieur, avec table à café, confo pour la bière et la sangria, mais merdique pour les hot-dogs.
Il faut y penser. Vous avez des idées? Faut pas se gêner!
Z.
Y'en a tellement que peu sont intéressants.
Tout le monde pense qu'il peut écrire.
Moi la première.
L'été s'en vient même s'il est tombé de la slush avant hier. C'est sûr que le temps doux s'en vient parce que les quincailleries ont sorti leur nouveau stock d'ameublement et d'accessoires de patio.
Moi, je viens d'arriver dans ma maison, c'est encore neuf, cinq mois. Et je suis arrivée au moment où tout le monde s'enfermait pour l'hiver, l'hibernation de banlieue.
J'ai perdu mon idée, une brassée de lavage était terminée et je l'ai transférée dans la sécheuse et j'ai étendu ce que je ne fais pas sécher à la machine et j'ai eu faim et je suis allée me préparer un déjeuner. Me voilà assise, sans idée, avec un bagel, des cretons, des raisins et du yogourt bien dégorgé.
Ah oui! Des meubles d'extérieur. On vient de s'acheter un BBQ. Très bon deal au RénoDépôt. Pour l'instant, c'est la pièce centrale... du salon. On l'a monté dès qu'on l'a eu pour vérifier s'il n'avait pas été bossé. La boîte était déjà endommagée et ça a tout pris (TOUT) pour le rentrer dans notre Echo berline bleue. Bref, la vérification s'imposait. Il était parfait. Et là, dans le salon, il attend qu'on ait une terrasse.
On veut faire excaver l'entrée d'autos, la rallonger, y juxtaposer une terrasse à l'arrière et remplis tout ces trous de roches. De l'anguleuse en avant, de la douce en arrière. Peut-être que je vais pouvoir marcher nus pieds sur les galets.
Ensuite viendront les meubles de patio, dont une jolie table en métal recouverte de tuiles de céramique qui nous est tombée dans l'oeil au Canadian Tire. (Nous soignons notre oeil commun depuis ce temps-là.) On est vraiment des lesbiennes maintenant qu'on se retrouve toujours dans les centres de rénovation. On se sent "légitimes" dans ces endroits-là. On est à notre place, même si on ne mouille pas encore quand on voit une belle scalesaw. Même s'il nous faut encore l'aide des ti-missieux.
Y'a les chaises qui poseront toujours problème. D'abord parce que c'est pas mal ça le plus cher. "Mais non!", me direz-vous, "il y a des chaises de parterre très abordables!" Et vous auriez raison, mais laissez-moi donc finir mes explications, câlvâss. Deuxièmement, j'ai un gros cul. Eh oui! Il me faut donc des chaises spéééciaales. Des grandes chaises quoi. Larges surtout. Si on additionne le d'abord et le deuxièmement, ça nous donne des chaises pas mal chères.
Alors il y aurait le concept "banc" qui serait pas pire. Mais je vois déjà ma mère râler pour avoir un siège avec dossier. Alors mi-banc, mi-chaise. Ou encore, petit salon d'extérieur, avec table à café, confo pour la bière et la sangria, mais merdique pour les hot-dogs.
Il faut y penser. Vous avez des idées? Faut pas se gêner!
Z.
samedi 1 avril 2006
Sillery
Maudit soit Sillery avec ses maisons qui ont plus de valeur seulement parce qu'elles se trouvent là. Maudit soit-il avec son marché immobilier menteur, où les gens achètent par standing et par snobisme mais surtout pas par bon sens. Maudit soit ce quartier où mon cabanon vaut 300 000$!
1- Les photos sentent le vieux. Le vieux riche, mais le vieux un peu sale, un peu poussièreux. Il y a comme un filtre jaune sur les clichés, comme une jolie lumière qui embellit chaque pièce. Moi, je gage que c'est un smog permanent, une nuée d'acariens.
2- Il y a un méchant travail d'actualisation à faire dans la barraque! De la volette, du voile, du rideau, des plis de rideaux, de l'antique kétaine, de l'or, du blanc. La vieille mode floridienne sans les bas blancs aux genoux. Elle a peut-être été rénovée... en 1984.
3- Cuisine moderne. Rénovée pour vrai. Et minuscule... une maison de riches et une cuisine minuscule... vraiment? Ma famille de quatre, Fidéenne, n'achète pas ça.
4- 2006. Exit les tapis... et ce depuis 1995 au moins. Les Québécois n'aiment pas les tapis. On trouve ça dur à nettoyer, malsain, ramasseux de merde. Je suis Québéquoise et je déteste les tapis. Mur à mur, c'est pas super. Cette maison a du tapis jusque dans la salle de bain. D'une ingéniosité...
5- Je crois que c'est en assez de quatre raisons pour flusher cette maison.
6- Ah, mais il y a le prix. 425 000$ pour une maison avec toutes ces qualités... it's a deal! (NOT!)
7- Et sept, l'entrée en interblocs. Longue, longue! Pour au moins trois voitures (ou limousines, c'est selon) ... si elles se stationnent à la file, comme à la commande à l'auto. Quelle joie quand le paresseux qui s'est collé à la maison veut sortir d'urgence alors que les invités sont tous saouls et, surtout, parkés derrière lui.
Maudit soit Sillery avec ses maisons qu'on achèterait, pour les rénover, mais qui sont au prix qu'on paierait pour un loft grandeur cathédrale.
De toute façon, c'est voulu. Eh oui! Parce que les riches qui aiment les tapis achètent les maisons entre eux. Ils se passent leur débris. Ils aiment ça, parce qu'ils savent que c'est un autre riche qui a posé ce tapis-là, ça doit donc être un très bon tapis, peut-être importé! Et les petites taches bleu-gris sur celui de la salle de bain, ce doit être un faux-fini de vache, sur tapis importé.
Alors les gens normaux diront : "Fuck la maison dégueue".
Et les Sillery-ois diront : "Oh, la belle maison de style dégueu."
Z.
Oui, Maman, tu habites Sillery et je t'aime quand même très fort.
Cette maison pourrirait sur le marché à Ste-Foy. Y'a pas une famille saine d'esprit qui voudrait de cette maison. Pourquoi? J'avais vous l'dire pou-quoi.Radieuse et confortable résidence de Sillery, toute en beauté
avec 3 c.c. à l'étage, bureau, foyer et atelier, grand terrain intime. Une maison chaleureuse où il fait bon vivre.
425 000$
1- Les photos sentent le vieux. Le vieux riche, mais le vieux un peu sale, un peu poussièreux. Il y a comme un filtre jaune sur les clichés, comme une jolie lumière qui embellit chaque pièce. Moi, je gage que c'est un smog permanent, une nuée d'acariens.
2- Il y a un méchant travail d'actualisation à faire dans la barraque! De la volette, du voile, du rideau, des plis de rideaux, de l'antique kétaine, de l'or, du blanc. La vieille mode floridienne sans les bas blancs aux genoux. Elle a peut-être été rénovée... en 1984.
3- Cuisine moderne. Rénovée pour vrai. Et minuscule... une maison de riches et une cuisine minuscule... vraiment? Ma famille de quatre, Fidéenne, n'achète pas ça.
4- 2006. Exit les tapis... et ce depuis 1995 au moins. Les Québécois n'aiment pas les tapis. On trouve ça dur à nettoyer, malsain, ramasseux de merde. Je suis Québéquoise et je déteste les tapis. Mur à mur, c'est pas super. Cette maison a du tapis jusque dans la salle de bain. D'une ingéniosité...
5- Je crois que c'est en assez de quatre raisons pour flusher cette maison.
6- Ah, mais il y a le prix. 425 000$ pour une maison avec toutes ces qualités... it's a deal! (NOT!)
7- Et sept, l'entrée en interblocs. Longue, longue! Pour au moins trois voitures (ou limousines, c'est selon) ... si elles se stationnent à la file, comme à la commande à l'auto. Quelle joie quand le paresseux qui s'est collé à la maison veut sortir d'urgence alors que les invités sont tous saouls et, surtout, parkés derrière lui.
Maudit soit Sillery avec ses maisons qu'on achèterait, pour les rénover, mais qui sont au prix qu'on paierait pour un loft grandeur cathédrale.
De toute façon, c'est voulu. Eh oui! Parce que les riches qui aiment les tapis achètent les maisons entre eux. Ils se passent leur débris. Ils aiment ça, parce qu'ils savent que c'est un autre riche qui a posé ce tapis-là, ça doit donc être un très bon tapis, peut-être importé! Et les petites taches bleu-gris sur celui de la salle de bain, ce doit être un faux-fini de vache, sur tapis importé.
Alors les gens normaux diront : "Fuck la maison dégueue".
Et les Sillery-ois diront : "Oh, la belle maison de style dégueu."
Z.
Oui, Maman, tu habites Sillery et je t'aime quand même très fort.
vendredi 24 mars 2006
Où je pense à papa
J'ai perdu mon père à 22 ans. Je ne l'ai pas retrouvé depuis. Quand on cherche quelque chose, c'est toujours au moment où on ne le cherche plus qu'on le découvre sous son nez. Mon père, c'est la nuit que lui vient me voir. Des fois. Et il fait toujours la même chose. Il est dans le rêve, vivant, malade ou mourrant et on se dit qu'on s'aime et on se fait une colle. C'est pas mal toujours pareil, mais le lieu ou les cirsonstances changent.
C'est drôle ("drôle") qu'il soit mort quand j'avais 22 ans parce que, avec mes frères, on calculait souvent l'âge qu'on aurait en l'an 2000. Et on se disait toujours (je) : "Wow, je vais avoir 22 ans, qu'est-ce qu'on fait à 22 ans? C'est tellement vieux! Je vais être où?"
Je l'ai eu ma réponse. À 22 ans, j'étais en amour avec M-Chue, je finissais mon bac à la con, j'étais en train de m'en aller en appart, mon père allait mourir. Il est mort trois jours après mon déménagement. L'an 2000 était fabuleux.
Ça te donne une criss de claque dans face quand tu commences ta vie d'adulte, orpheline d'un bord. Ça aurait du. Mais j'étais stone de deuil, complètement ailleurs, je braillais presque pas. Et pourtant, dieu sait que j'en ai pleuré de l'eau pendant que papa était malade. Mais quand ta mère est plus triste que le monde entier et que ton petit-frère te dit dans un moment de folie qu'il t'aime et que tout ira bien, ta peine à toi, elle devient mini, futile et moins importante, moins intéressante.
Pour les autres, c'est toi qui fais pitié parce que tu ne pleures même plus tellement tu es triste...
Je pense à papa, là, mais je ne suis pas du tout déprimée. J'en parle comme ça, un peu objectivement. Le soleil semble vouloir se pointer et on aura sans doute une belle journée de printemps. Ma femme l'a dit hier: "Il a fait quatre degrés!"
Yay!
J'aurais du l'embrasser quand elle a dit ça.
Z.
C'est drôle ("drôle") qu'il soit mort quand j'avais 22 ans parce que, avec mes frères, on calculait souvent l'âge qu'on aurait en l'an 2000. Et on se disait toujours (je) : "Wow, je vais avoir 22 ans, qu'est-ce qu'on fait à 22 ans? C'est tellement vieux! Je vais être où?"
Je l'ai eu ma réponse. À 22 ans, j'étais en amour avec M-Chue, je finissais mon bac à la con, j'étais en train de m'en aller en appart, mon père allait mourir. Il est mort trois jours après mon déménagement. L'an 2000 était fabuleux.
Ça te donne une criss de claque dans face quand tu commences ta vie d'adulte, orpheline d'un bord. Ça aurait du. Mais j'étais stone de deuil, complètement ailleurs, je braillais presque pas. Et pourtant, dieu sait que j'en ai pleuré de l'eau pendant que papa était malade. Mais quand ta mère est plus triste que le monde entier et que ton petit-frère te dit dans un moment de folie qu'il t'aime et que tout ira bien, ta peine à toi, elle devient mini, futile et moins importante, moins intéressante.
Pour les autres, c'est toi qui fais pitié parce que tu ne pleures même plus tellement tu es triste...
Je pense à papa, là, mais je ne suis pas du tout déprimée. J'en parle comme ça, un peu objectivement. Le soleil semble vouloir se pointer et on aura sans doute une belle journée de printemps. Ma femme l'a dit hier: "Il a fait quatre degrés!"
Yay!
J'aurais du l'embrasser quand elle a dit ça.
Z.
mardi 21 mars 2006
525 600 crottes de fromage
Bon, j'avertis.
Ce post vous donnera une image de moi qui ne pourra plus jamais s'effacer de votre esprit. Une Zanzie boulimique en proie à de vastes pulsions bouffières.
Mais, j'avertis encore. Cette image serait fausse. Je ne suis pas boulimique. Grosse et cochonne simplement.
Bon, maintenant, vous avez l'image d'une grosse cochonne boulimique aux seins pendants qui pense qui pogne encore. Mais je disais cochonne dans le sens de "gourmande". Mais gourmande, ça ne donne des images qu'aux cochons snobs qui utilisent un vocabulaire plus doux, trop euphémistique. "Cette salope était gourmande."
Bref, je ne parlais pas de sexe, je parlais de nourriture.
J'aime manger.
Est-ce que c'est mieux?
Non.
I'm doomed.
Ayez donc l'image de moi qui vous plaira.
Je voulais parler des crottes de fromage. Pas le fromage en crotte, les crottes de fromage. Ces petits sourires orangés qui tachent et les dents et les doigts. Ceux que je préfère à la plupart des chips et que mon chien affectionne tout autant. Ces morceaux de gras, pur et sain.
Je peux les croquer, ils sont craquants. Je peux les sucer et les laisser fondre sur ma langue. Je peux mélanger les deux méthodes et les aimer toujours un peu plus. Je peux aussi les mixer à la boisson qui les accompagne. Aujourd'hui, un Dr Pepper Diet. (Caro, c'était un vieux réflexe, je ne déteste pas le Dr Pepper, c'est même bon.) Mais ils fondent plus vite quand ils rencontrent le liquide. Un délice, quand même, ça permet d'en manger plus, diraient certains.
Z.
Ce post vous donnera une image de moi qui ne pourra plus jamais s'effacer de votre esprit. Une Zanzie boulimique en proie à de vastes pulsions bouffières.
Mais, j'avertis encore. Cette image serait fausse. Je ne suis pas boulimique. Grosse et cochonne simplement.
Bon, maintenant, vous avez l'image d'une grosse cochonne boulimique aux seins pendants qui pense qui pogne encore. Mais je disais cochonne dans le sens de "gourmande". Mais gourmande, ça ne donne des images qu'aux cochons snobs qui utilisent un vocabulaire plus doux, trop euphémistique. "Cette salope était gourmande."
Bref, je ne parlais pas de sexe, je parlais de nourriture.
J'aime manger.
Est-ce que c'est mieux?
Non.
I'm doomed.
Ayez donc l'image de moi qui vous plaira.
Je voulais parler des crottes de fromage. Pas le fromage en crotte, les crottes de fromage. Ces petits sourires orangés qui tachent et les dents et les doigts. Ceux que je préfère à la plupart des chips et que mon chien affectionne tout autant. Ces morceaux de gras, pur et sain.
Je peux les croquer, ils sont craquants. Je peux les sucer et les laisser fondre sur ma langue. Je peux mélanger les deux méthodes et les aimer toujours un peu plus. Je peux aussi les mixer à la boisson qui les accompagne. Aujourd'hui, un Dr Pepper Diet. (Caro, c'était un vieux réflexe, je ne déteste pas le Dr Pepper, c'est même bon.) Mais ils fondent plus vite quand ils rencontrent le liquide. Un délice, quand même, ça permet d'en manger plus, diraient certains.
Z.
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