lundi 10 juillet 2006

Fin des vacances et suite de l'été.

Je suis à moitié habillée (donc à moitié nue) et à moitié réveillée (bon, ça fait peut-être des tiers si je suis vraiment un tout) et c'est ma dernière journée de vacances.

Je devrais dire que c'est la dernière journée des vacances de M-Chue, mais ça me console de mon sentiment de loserisme de dire que ce sont mes vacances à moi aussi. Après tout, j'ai travaillé juste avant le congé.

Prochaine session de correction : session de reprise d'août.

Qui ? Des ados, des adultes, des surdoués qui font leur cinquième secondaire entre juin et juillet.

Quand ? Entre deux camps d'été, entre deux bières.

Combien de participants ? Tous ceux qui ont coulé la première fois, tout ceux qui ont envie d'essayer de passer leur secondaire, en plein été.

Combien de tentatives? Peut-être une ou deux. Peut-être sept, huit.

Combien de temps ? Pour moi, ça ne dure qu'une semaine, formation incluse. Ça se termine vite, on les recale tous. (he-he-he)

*****


Aujourd'hui, y'a le contorsionniste et sa famille qui partent du lointain Blainville pour venir voir Mamou et TT à Québec. Ils vont aussi se tapper Zanzie et M-Chue, pour le plaisir.

Demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur enfin engagé pour "mettre ça propre" devant et derrière la maison.

Après demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur s'il n'est pas venu demain.

Après, après demain, j'ose espérer que je vais pouvoir admirer mon devant comme mon derrière.

(de maison)

Z.

dimanche 4 juin 2006

Le post des deux-points.

Je corrige les examens d'adolescents qui aspirent aux bancs inconfortables de la belle institution pot-ée du cégep.

C'est su.

Je travaille dans un endroit aux conduits d'aération malsains, où il faut demander la permission pour avoir un nouveau stylo vert, où il faut trouver le "responsable" pour baisser ou monter le chauffage qui n'est jamais à une température humainement vivable, où le frigo garde au frais des lunchs cachés dans un sac à lunch déjà refroidissant. Je travaille dans un bureau gris et aubergine où la pause est à 10h15 et à 14h15, elle dure quinze minutes. Quand je me sens wild, elle en dure seize. Je prends l'ascenceur pour monter comme pour descendre. Je ne me force pas pour monter les sept étages à pieds, ça ne m'apporterait rien sauf des cernes supplémentaires sous les aisselles, mais je félicite ceux et celles qui le font parce que c'est leur façon de se sentir moins encroûtés, moins fonctionnaires. Et pour ça, ils gagnent un point parce que les fonctionnaires qui travaillent aux autres étages de ma bâtisse prennent l'ascenseur, des fois, pour descendre du premier. Oui.

J'affirme, maintenant, que si je travaillais au premier, je ne prendrais jamais l'ascenseur, ever. Sauf si j'avais une cheville foulée ou un tibia fracturé.

Je pense que plus on travaille dans cette mini tour, plus on oublie l'existence des escaliers. Pour ma part, les marches ne sont là qu'en cas de feu.

Je travaille dans un bureau qui attend l'arrivée de la cuvée temporaire d'employés du printemps (moi et gang de nerds) pour préparer un exercice de feu. On reçoit la visite du plate en chef qui vient nous parler du plan d'évacuation (des eaux souillées) en cas d'incendie. Il nous explique les consignes comme s'il parlait d'un sujet vaiment important. Nous on l'écoute et on se dit : "Yes, on manque encore vingt minutes de travail et on est payé!" (Quand on travaille là, on accumule des neurones paresseuses de fonctionnaire : toute minute non travaillée et payée se compte.) Quand il a fini son discours, le plate en chef repart et nous, on compte les heures avant que la sonnerie parte. Parce que, le plate, il nous a bien a-ver-tis qu'on ne saurait pas à l'avance le moment de l'exercice. Ça peut sonner à tout moment. Beware! Ouh!

Le lendemain, ça sonne. Les responsables d'étage se mettent un dossard fluo. Il devait ête caché sous leur chaise de bureau, comme les gilets de sauvetage dans les avions. Ils l'ont sorti d'une main tremblottante : "C'est aujourd'hui que ça se passe." On les voit se poster dans la cage d'escalier et tenir les portes ouvertes. S'il y a quatre ou cinq qui y passent, c'est eux, les kamikazes de la rue Prince-Édouard. Je leur dois ma vie en avance.

Nous sortons en jasant comme nous le faisions lors d'exercices semblables au primaire. Nous allons loin dans la rue, nous avons envie de partir. Mais ce sont de précieuses minutes non travaillées payées. Personne ne bouge.

On attend longtemps. Toujours trop longtemps pour rien. Ensuite, ah, déjà, on peut remonter. L'ascenseur chauffe. Les escaliers aussi. Le calme revient. Les plates se félicitent : quel joli exercice de feu, vous voyez bien que nous sommes compétents.

Notons que les cas problèmes ont été avertis et évacués avant les autres. Des cas de panique au son des cloches, de chaises roulantes, de mobilité de cerveau réduite. S'il y a un vrai feu, ces cas-là, il va falloir s'en occuper. Mais pourquoi s'en soucier pour un simple essai? On les pitchera par le châssis, hein! Et on continuera notre descente joviale.

Demain : lundi.

Z.

jeudi 27 avril 2006

Ça s'annule.

J'ai mangé du riz gras.
J'ai bu de la limonade rose.

J'ai l'impression, vraiment, que la limonade a fait fondre le gras du riz. J'ai bu le liquide et c'est comme si le riz que j'ai mangé était sain. Je suis en santé parce que j'ai bu du jus de citron rose. Je n'ai ingurgité aucun lipide. Fat's gone!

Z.

mardi 25 avril 2006

Où je parle de choses que M-Chue sait déjà.

Ma mère part en voyage aujourd'hui. Je ressens de l'abandon. De la peur aussi. J'angoisse à propos de son départ, comme si c'était moi qui partait pour une excursion d'hébertisme. L'horreur.

Une collègue de travail et amie gambler a perdu son bébé in utero, à trente-cinq semaines de grossesse. Elle a dû pousser, comme une future mère, le petit corps de son bébé mort pour le faire sortir de là. L'image me hante. Un accouchement normal d'un enfant qu'on pleure déjà depuis deux jours, sachant que son coeur ne bat plus, que le cordon ombilical ne sert plus à rien. Et la figure dévastée de ma collègue et amie, à l'église, son visage disparu.

Je pars garder LF et Pitch vendredi. Heureuse nouvelle ce matin, M-Chue viendra avec moi pour la fin de semaine. Auguste, lui, restera un peu plus longtemps à l'Arche.

De Blainville, j'irai à St-Jérôme chercher ma trousse de départ de conseillère OR (ouvert aux rondeurs). J'ai hâte de voir la marchandise!

Première formation habituelle du centre de correction terminée hier. J'ai du travail d'organisation à faire dans mon guide.

Premières révisions de CM terminées hier aussi. Travail intéressant. Pas très payant comparé aux missions par contre.

Je bois du jus de raisins.

Z.

samedi 15 avril 2006

Où je parle de maman

Ma maman est sûrement énervée aujourd'hui : son fils de Blainville vient la voir et il amène avec lui toute sa petite famille. Ma belle-soeur, ses deux enfants. Famille qui n'existait pas il y a deux ans. Une famille-champignon, qui pousse en un rien de temps, dans un sol plein de fumier et d'amour. Il faut des deux pour l'équilibre.

Ma mère serait encore plus fofolle si elle savait qu'avant d'aller chez elle, mon frère, sa famille-shitake, mon autre frère, M-Chue et moi allons prendre des photos de famille un peu élargie (ou juste large) pour ses soixante ans.

Eh oui, Magenta Studio Photo nous attend vers 12h pour une séance kodak des plus divertissantes. Un bébé de deux mois qu'il faudra faire rire, une mignonnette d'un an qu'il va falloir cajoler, une M-Chue, je l'espère, qui sera un peu moins crampée du bedon, et les trois enfants P., gros, grands, festifs pour l'occasion. J'espère que nous prendrons plaisir à essayer des poses accrobatiques, j'espère que nous serons naturels, j'espère qu'on va rire, vraiment. Pour maman et pour continuer le congé de Pâques dans une atmosphère cool.

J'ai un peu mal au cou, un peu mal au dos, mais fuck it, tout ira bien.

J'aime ma maman.

Z.