J'ai dans l'idée, comme qui dirait, de retourner à l'école.
Un, je me pogne le cul ici, je fais des révisions, j'attends les sessions de corrections, je joue à HammerHeads jusqu'à ce que le trial soit fini, je crie un peu après Pou, je fais des BBQ, j'appelle des monsieurs et des madames ou je téléphone à ma mère pour savoir comment vont ses diverticulites.
Deux, retourner à l'université, c'est pas si difficile que ça.
Trois, si je fais ce certificat, dont je ne vous ai pas encore donné le nom secret, j'aurai peut-être encore plus le goût de faire des contrats pour des gens cools.
Quatre, aller à l'école, ça veut dire avoir besoin de fourniture scolaire.
Cinq, J'ADORE Bureau en gros.
Six, je dois ben être encore assez intelligente pour suivre des cours donnés par des débiles qui ne savent qu'enseigner.
Sept, je suis peut-être encore capable de "me faire des amis".
Huit, "on n'a jamais trop de cordes à son arc". (Mais moi, j'ai même jamais vu un arc avec plus d'une corde. À moins que je ne connaisse pas le système d'échange de cordes d'arc.)
Neuf, M-Chue m'encourage. Tom m'encourage (un peu). Ma maman m'encourage. Mon grand frère, il ne le sait pas encore.
Dix, est-ce que mon père m'encouragerait?
Onze, ça a l'air intéressant.
Douze, je ne suis pas encore enceinte, je n'ai pas encore rempli de papier d'adoption. Comme le dit ma femme, je peux bien être enceinte sur les bancs d'école. Mais sur les bancs d'école avec un bébé, c'est moins sûr.
Treize, je peux continuer à faire de l'aqua et sûrement la grosse session de correction de mai.
Qu'est-ce que j'attends?
Z.
jeudi 27 juillet 2006
dimanche 16 juillet 2006
Mastercard.
Table ronde Pembrook, 83.99$.
Parasol Pembrook, 29.99$.
Socle de parasol Pembrook, 19.99$.
Six fauteuils Pembrook, 186.00$.
Total du set de patio, taxes incluses, 368.05$.
Se faire rembourser et se débarrasser de cette merde qui rouille avant même d'être utlisée, priceless.
Parasol Pembrook, 29.99$.
Socle de parasol Pembrook, 19.99$.
Six fauteuils Pembrook, 186.00$.
Total du set de patio, taxes incluses, 368.05$.
Se faire rembourser et se débarrasser de cette merde qui rouille avant même d'être utlisée, priceless.
jeudi 13 juillet 2006
Sur les lieux de l'excavation.
C'est drôle comme les gens posent des questions mais ne veulent pas vraiment savoir la réponse. C'est drôle comment, quand la réponse vient d'une femme qui parle de sa femme, ces gens insistent sur le fait que c'est correct. Dans le sens de : "C'est correct, ne va pas plus loin, j'ai compris, n'en parlons plus, enough. Je te disais juste que j'avais vu quelqu'un sortir de ta maison et que je pensais que tu louais ton sous-sol."
On a un peu envie de répondre au "c'est correct" : "Eh oui, et moi, je t'ai juste dit que non, je ne louais pas le sous-sol, que c'était ma femme que t'avais vue."
Et en plus, j'avais fait une petite blague dans le genre très hétéro-on-est-comme-les-autres pour calmer sa surprise, du genre : "Il faut ben que quelqu'un les paye ces travaux-là! He-he. Elle partait travailler."
Mais dans le fond, j'avais envie de lui dire : "Mêle-toi donc des tes affaires, maudit curieux. Qu'est-ce que ça peut bien te faire à toi que je loue mon sous-sol où que je sois baisée par une fille? Ou que ma locataire du sous-sol me baise? Ou que ma femme vive au sous-sol? Et qu'on baise dans nos fondations, tiens!"
Mais je me suis tue bien avant que j'articule les mots. Et lui, il souriait de gêne. "C'est ben correct. C'est ben correct."
C'est drôle comment je n'avais pas besoin de lui pour le savoir.
On a un peu envie de répondre au "c'est correct" : "Eh oui, et moi, je t'ai juste dit que non, je ne louais pas le sous-sol, que c'était ma femme que t'avais vue."
Et en plus, j'avais fait une petite blague dans le genre très hétéro-on-est-comme-les-autres pour calmer sa surprise, du genre : "Il faut ben que quelqu'un les paye ces travaux-là! He-he. Elle partait travailler."
Mais dans le fond, j'avais envie de lui dire : "Mêle-toi donc des tes affaires, maudit curieux. Qu'est-ce que ça peut bien te faire à toi que je loue mon sous-sol où que je sois baisée par une fille? Ou que ma locataire du sous-sol me baise? Ou que ma femme vive au sous-sol? Et qu'on baise dans nos fondations, tiens!"
Mais je me suis tue bien avant que j'articule les mots. Et lui, il souriait de gêne. "C'est ben correct. C'est ben correct."
C'est drôle comment je n'avais pas besoin de lui pour le savoir.
lundi 10 juillet 2006
Fin des vacances et suite de l'été.
Je suis à moitié habillée (donc à moitié nue) et à moitié réveillée (bon, ça fait peut-être des tiers si je suis vraiment un tout) et c'est ma dernière journée de vacances.
Je devrais dire que c'est la dernière journée des vacances de M-Chue, mais ça me console de mon sentiment de loserisme de dire que ce sont mes vacances à moi aussi. Après tout, j'ai travaillé juste avant le congé.
Prochaine session de correction : session de reprise d'août.
Aujourd'hui, y'a le contorsionniste et sa famille qui partent du lointain Blainville pour venir voir Mamou et TT à Québec. Ils vont aussi se tapper Zanzie et M-Chue, pour le plaisir.
Demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur enfin engagé pour "mettre ça propre" devant et derrière la maison.
Après demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur s'il n'est pas venu demain.
Après, après demain, j'ose espérer que je vais pouvoir admirer mon devant comme mon derrière.
(de maison)
Z.
Je devrais dire que c'est la dernière journée des vacances de M-Chue, mais ça me console de mon sentiment de loserisme de dire que ce sont mes vacances à moi aussi. Après tout, j'ai travaillé juste avant le congé.
Prochaine session de correction : session de reprise d'août.
Qui ? Des ados, des adultes, des surdoués qui font leur cinquième secondaire entre juin et juillet.
Quand ? Entre deux camps d'été, entre deux bières.
Combien de participants ? Tous ceux qui ont coulé la première fois, tout ceux qui ont envie d'essayer de passer leur secondaire, en plein été.
Combien de tentatives? Peut-être une ou deux. Peut-être sept, huit.
Combien de temps ? Pour moi, ça ne dure qu'une semaine, formation incluse. Ça se termine vite, on les recale tous. (he-he-he)*****
Aujourd'hui, y'a le contorsionniste et sa famille qui partent du lointain Blainville pour venir voir Mamou et TT à Québec. Ils vont aussi se tapper Zanzie et M-Chue, pour le plaisir.
Demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur enfin engagé pour "mettre ça propre" devant et derrière la maison.
Après demain, j'ose espérer que nous aurons la visite de l'Excavateur s'il n'est pas venu demain.
Après, après demain, j'ose espérer que je vais pouvoir admirer mon devant comme mon derrière.
(de maison)
Z.
dimanche 4 juin 2006
Le post des deux-points.
Je corrige les examens d'adolescents qui aspirent aux bancs inconfortables de la belle institution pot-ée du cégep.
C'est su.
Je travaille dans un endroit aux conduits d'aération malsains, où il faut demander la permission pour avoir un nouveau stylo vert, où il faut trouver le "responsable" pour baisser ou monter le chauffage qui n'est jamais à une température humainement vivable, où le frigo garde au frais des lunchs cachés dans un sac à lunch déjà refroidissant. Je travaille dans un bureau gris et aubergine où la pause est à 10h15 et à 14h15, elle dure quinze minutes. Quand je me sens wild, elle en dure seize. Je prends l'ascenceur pour monter comme pour descendre. Je ne me force pas pour monter les sept étages à pieds, ça ne m'apporterait rien sauf des cernes supplémentaires sous les aisselles, mais je félicite ceux et celles qui le font parce que c'est leur façon de se sentir moins encroûtés, moins fonctionnaires. Et pour ça, ils gagnent un point parce que les fonctionnaires qui travaillent aux autres étages de ma bâtisse prennent l'ascenseur, des fois, pour descendre du premier. Oui.
J'affirme, maintenant, que si je travaillais au premier, je ne prendrais jamais l'ascenseur, ever. Sauf si j'avais une cheville foulée ou un tibia fracturé.
Je pense que plus on travaille dans cette mini tour, plus on oublie l'existence des escaliers. Pour ma part, les marches ne sont là qu'en cas de feu.
Je travaille dans un bureau qui attend l'arrivée de la cuvée temporaire d'employés du printemps (moi et gang de nerds) pour préparer un exercice de feu. On reçoit la visite du plate en chef qui vient nous parler du plan d'évacuation (des eaux souillées) en cas d'incendie. Il nous explique les consignes comme s'il parlait d'un sujet vaiment important. Nous on l'écoute et on se dit : "Yes, on manque encore vingt minutes de travail et on est payé!" (Quand on travaille là, on accumule des neurones paresseuses de fonctionnaire : toute minute non travaillée et payée se compte.) Quand il a fini son discours, le plate en chef repart et nous, on compte les heures avant que la sonnerie parte. Parce que, le plate, il nous a bien a-ver-tis qu'on ne saurait pas à l'avance le moment de l'exercice. Ça peut sonner à tout moment. Beware! Ouh!
Le lendemain, ça sonne. Les responsables d'étage se mettent un dossard fluo. Il devait ête caché sous leur chaise de bureau, comme les gilets de sauvetage dans les avions. Ils l'ont sorti d'une main tremblottante : "C'est aujourd'hui que ça se passe." On les voit se poster dans la cage d'escalier et tenir les portes ouvertes. S'il y a quatre ou cinq qui y passent, c'est eux, les kamikazes de la rue Prince-Édouard. Je leur dois ma vie en avance.
Nous sortons en jasant comme nous le faisions lors d'exercices semblables au primaire. Nous allons loin dans la rue, nous avons envie de partir. Mais ce sont de précieuses minutes non travaillées payées. Personne ne bouge.
On attend longtemps. Toujours trop longtemps pour rien. Ensuite, ah, déjà, on peut remonter. L'ascenseur chauffe. Les escaliers aussi. Le calme revient. Les plates se félicitent : quel joli exercice de feu, vous voyez bien que nous sommes compétents.
Notons que les cas problèmes ont été avertis et évacués avant les autres. Des cas de panique au son des cloches, de chaises roulantes, de mobilité de cerveau réduite. S'il y a un vrai feu, ces cas-là, il va falloir s'en occuper. Mais pourquoi s'en soucier pour un simple essai? On les pitchera par le châssis, hein! Et on continuera notre descente joviale.
Demain : lundi.
Z.
C'est su.
Je travaille dans un endroit aux conduits d'aération malsains, où il faut demander la permission pour avoir un nouveau stylo vert, où il faut trouver le "responsable" pour baisser ou monter le chauffage qui n'est jamais à une température humainement vivable, où le frigo garde au frais des lunchs cachés dans un sac à lunch déjà refroidissant. Je travaille dans un bureau gris et aubergine où la pause est à 10h15 et à 14h15, elle dure quinze minutes. Quand je me sens wild, elle en dure seize. Je prends l'ascenceur pour monter comme pour descendre. Je ne me force pas pour monter les sept étages à pieds, ça ne m'apporterait rien sauf des cernes supplémentaires sous les aisselles, mais je félicite ceux et celles qui le font parce que c'est leur façon de se sentir moins encroûtés, moins fonctionnaires. Et pour ça, ils gagnent un point parce que les fonctionnaires qui travaillent aux autres étages de ma bâtisse prennent l'ascenseur, des fois, pour descendre du premier. Oui.
J'affirme, maintenant, que si je travaillais au premier, je ne prendrais jamais l'ascenseur, ever. Sauf si j'avais une cheville foulée ou un tibia fracturé.
Je pense que plus on travaille dans cette mini tour, plus on oublie l'existence des escaliers. Pour ma part, les marches ne sont là qu'en cas de feu.
Je travaille dans un bureau qui attend l'arrivée de la cuvée temporaire d'employés du printemps (moi et gang de nerds) pour préparer un exercice de feu. On reçoit la visite du plate en chef qui vient nous parler du plan d'évacuation (des eaux souillées) en cas d'incendie. Il nous explique les consignes comme s'il parlait d'un sujet vaiment important. Nous on l'écoute et on se dit : "Yes, on manque encore vingt minutes de travail et on est payé!" (Quand on travaille là, on accumule des neurones paresseuses de fonctionnaire : toute minute non travaillée et payée se compte.) Quand il a fini son discours, le plate en chef repart et nous, on compte les heures avant que la sonnerie parte. Parce que, le plate, il nous a bien a-ver-tis qu'on ne saurait pas à l'avance le moment de l'exercice. Ça peut sonner à tout moment. Beware! Ouh!
Le lendemain, ça sonne. Les responsables d'étage se mettent un dossard fluo. Il devait ête caché sous leur chaise de bureau, comme les gilets de sauvetage dans les avions. Ils l'ont sorti d'une main tremblottante : "C'est aujourd'hui que ça se passe." On les voit se poster dans la cage d'escalier et tenir les portes ouvertes. S'il y a quatre ou cinq qui y passent, c'est eux, les kamikazes de la rue Prince-Édouard. Je leur dois ma vie en avance.
Nous sortons en jasant comme nous le faisions lors d'exercices semblables au primaire. Nous allons loin dans la rue, nous avons envie de partir. Mais ce sont de précieuses minutes non travaillées payées. Personne ne bouge.
On attend longtemps. Toujours trop longtemps pour rien. Ensuite, ah, déjà, on peut remonter. L'ascenseur chauffe. Les escaliers aussi. Le calme revient. Les plates se félicitent : quel joli exercice de feu, vous voyez bien que nous sommes compétents.
Notons que les cas problèmes ont été avertis et évacués avant les autres. Des cas de panique au son des cloches, de chaises roulantes, de mobilité de cerveau réduite. S'il y a un vrai feu, ces cas-là, il va falloir s'en occuper. Mais pourquoi s'en soucier pour un simple essai? On les pitchera par le châssis, hein! Et on continuera notre descente joviale.
Demain : lundi.
Z.
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