lundi 23 avril 2007

Varia

Comme quand j'écrivais mon journal alors que j'étais pressée, voici quelques notes.

BM
Pour banque mixte. Nous sommes accréditées famille d'accueil banque mixte, nous avons même reçu le rapport le confirmant. Nous savons aussi, de source amicale et sûre, que nous sommes "sur la table" au centre jeunesse. Sur la table, comme le ketchup et la mayo quand on bouffe des burgers. Ceux qui en veulent en prennent, si personne n'en veut, on les laisse sur le napperon du milieu et on les range à la fin du repas. Mais on ressort les deux bouteilles au prochain souper de hot-dogs quand même. M-Chue et moi sommes donc des condiments. On attend que le travailleur social d'un enfant retiré de sa famille prenne du ketchup ou de la mayo. Encore mieux, les deux! Ça fait une petite sauce rosée et les enfants en raffolent.

Attente
Maintenant, j'ai vraiment hâte d'avoir un bébé (ou deux) à la maison. Avant qu'on s'inscrive en BM, je me disais qu'avoir un enfant (ou trois), ce n'était pas obligatoire, dans la vie. Mais finalement, c'est un projet si merveilleux et qui va tellement changer la routine que j'en ai maintenant besoin. D'accessoire, l'envie d'élever un enfant (ou quatre) est devenue primordiale. Et l'attente en BM est longue. Elle semble s'éterniser même si ça ne fait même pas un mois que le rapport a été écrit, même si on sait qu'on est déjà dans le top 15 de la liste, même si on a sauté deux ans d'attente en tout parce qu'on avait eu la brillante idée (qu'on ne savait pas brillante à l'époque) de s'inscrire en adoption régulière en 2004, même si on sait qu'on est chanceuses que ça aille si vite, c'est long. Je suis derrière une vieille dame au guichet automatique, elle paye des factures, elle fait des dépôts, elle retire de l'argent comptant, elle regarde ses soldes à l'écran, les analyse et imprime quand même son carnet. Elle laisse le guichet libre, mais il devient hors d'usage parce que la commis de la banque doit le remplir. Je suis derrière cette vieille dame et c'est long et je m'impatiente. Voilà.

Le post des métaphores
Non mais, j'suis hot! Deux métaphores du quotidien en deux paragraphes. Je suis Lynda Lemay. (Est-ce qu'elle fout vraiment deux Y dans son nom?)

La correction
J'ai terminé la formation de trois jours précédant mon contrat annuel de correction d'examens de secondaire cinq. C'était bien. M&M reviennent corriger cette année, ce sera un bonbon de plus (ombre d'une troisième métaphore). Mais la grand-maman de Lili-Rose reste à la retraite, travaillant (quand même!) pour un autre contrat. On va s'ennuyer, L.!

Boobie
M-Chue est belle.

Cette semaine
C'est la semaine des rendez-vous.
Mardi 13h, rencontre avec le paysagiste, ici.
Jeudi, 9h, esthéticienne.
Vendredi, 7h15, Toyota, pour Renee qui doit changer de peneus.
Si possible, me trouver un rendez-vous chez la coiffeuse.

Z.

mardi 3 avril 2007

C'était pas plus compliqué que ça.

Eh non, pas plus compliqué que de faire un osso buco, pas plus difficile que de sortir d'un long moment de constipation, pas plus méchant que de la Marmite, pas plus aggressant qu'un rire aigu. Non, c'était pas compliqué, c'était juste stressant et c'est maintenant, oui, terminé. F-i-fi-n-i-ni. Fini.

M-Chue et moi sommes accréditées famille d'accueil banque mixte.On devrait pouvoir lire le rapport officiel bientôt, il sera livré dans notre courrier.

Bébé(s)(es) Poumier devrai(en)t nous être présenté(s)(es) dès que ses (leurs) parents auront accepté qu'il(s)/elle(s) se fasse(nt) dorloter par deux mamans de remplacement. Je ne sais toujours pas si ce sera un bébé ou une bébée ou des bébé(e)s, je ne sais pas non plus s'il(s)/elle(s) aura(auront) des cheveux bruns, des blonds ou s'il(s)/elle(s) sera(seront) encore chauve(s)! Il(s)/elle(s) n'est(ne sont) pas choisi(es). Il(s)/elle(s) habite(nt) même peut-être encore avec sa maman et elle ne prend déjà peut-être pas le temps de s'en occuper comme il le faut. En ce moment, je crois que bébé(s)(es) Poumier est (sont) déjà né(s)(es), déjà vivant(s)(es) et qu'il(s)/elle(s) pense, lui/elle(s)/eux aussi, qu'il(s)/elle(s) serai(en)t peut-être mieux ailleurs (ici).

Moi, j'ai surtout hâte de savoir combien j'en aurez et de quel sexe il(s)/elle(s) sera (seront) parce qu'écrire avec les parenthèses, c'est un peu long.

Z.

vendredi 9 mars 2007

Bébé Poumier

C'est le nom de code pour la p'tite boule rose (ou noire, ou verte) qui viendra habiter ici parce que chez lui, c'aura été trop froid, ou trop sombre, ou trop humide, ou trop pas vivable.

Vendredi prochain, ma toute sensible travailleuse sociale viendra à la maison pour vérifier si M-Chue et moi nous nous aimons, si bébé Poumier a une chambre bien à lui, si notre maison est moins froide, moins sombre, moins humide et plus vivable que la sienne. Elle va voir notre trou au plafond, elle va s'asseoir à ma table, elle ne va pas trouver ça si pire. Elle ne va peut-être pas rencontrer Auguste, on verra.

J'ai hâte, oui, parce que ça veut dire que bébé Poumier arrivera vraisemblablement cette année. Je n'ose pas dire "d'ici quelques semaines", même si c'est un peu ça que j'ai en tête. En fait, je peux seulement dire que bébé Poumier ne sera PAS ici vendredi prochain. Mais je ne peux même pas affirmer qu'il ne sera pas là pour Pâques! Ce serait vraiment rapide, même un peu trop, connaissant le rythme du travail gouvernemental, mais quelle surprise ce serait. Cela dit, si bébé Poumier se pointe seulement à la fin de l'été ou en automne, moi, ça me va aussi. Bébé Poumier sera le bienvenu quand ça lui chantera.

Z.

mercredi 7 mars 2007

Deuzans.

Ah ben, criss, ça fait deux ans que j'ai ce blogue. C'est pas comme s'il m'appartenait vraiment, vraiment, mais c'est celui qui porte mon nom.

Il me semble que je viens juste d'écrire que ça faisait un an que je l'avais. Je revois le commentaire de ma blonde qui me dit : "Déjà? Ah ben... " Je pense que dorénavant, je vais seulement venir pour annoncer que le blogue existe depuis une autre année. Ça évitera les âneries de Bourriquet entre les posts vraiment importants, comme celui d'aujourd'hui où je vous annonce que ce blogue a deux ans. Deux ans.

Qui d'autre a deux ans? Ma nièce. Mon mariage. C'est plate, mais c'est pas mal tout ce qu'il y a de jeune dans ma vie. Le reste est pas mal vieux, même mon chien, qui aura sept ans le 13 mars. Même lui, il est désuet (mais doux et propre).

That's it, c'est tout.

Thank you, come again.

Z.

jeudi 1 février 2007

La ville ne s'endort pas tant que ça

Dans la ville, c’est bruyant, c’est sale. La ville, c’est gris et vert. La ville, c’est canin, c’est félin, c’est animal. C’est impoli. Ce sont des portes au nez, des coups de klaxon dans les oreilles et des coups de canne dans les tibias. La ville, c’est joli. Le matin, très tôt, quand il y a du soleil, c’est un rayon géant en pleine figure, c’est l’annonce d’un jour orangé. La ville est petite. Elle se fait village et champ de bataille. Elle se fait rat et poussière. La ville est vaste, elle se fait brume et vent. La ville pue. Elle sent les feuilles mouillées d’automne en avril. La ville est asthmatique. La ville parle seule et ne laisse personne lui répondre. La ville chante et se colore quelques fois. Le voyez-vous ? La ville raconte ses incendies, trois par heure, ses suicides et ses accidents. La ville raconte le Salon Ross, le pont Pierre-Laporte et l’autoroute du Vallon. La ville se tait, pendant une heure ou deux, la nuit. La ville cache des mères à la maison qui ne sortent pas, des fonctionnaires qui sont encore au bureau à 18h, des itinérants qui dormiront dans un lit ce soir. La ville protège, la ville console.

La ville m’enveloppe. Elle est célibataire, sans enfants, sans parents malades. La ville échappe aux tondeuses, aux piscines hors terre. La ville peut être laide sans ça. La ville peut être verte sans ça. La ville s’oublie et nous fait oublier. La ville s’égaye et nous offre un cirque par la fenêtre. Elle aime nous voir émerveillés et en remet. La ville chatouille et nous rions.

La ville m’aime.