Ce n'est pas une blague. Les noms mis dans mon titre, je les aime. Pensez ce que vous voulez. Après mon Pamphile adoré (mais détesté de tous), je récidive avec ma M-Chue, et suis tombée en amour avec ces nouveaux prénoms.
Nous verrons vraisemblablement notre deuxième fils cette semaine, jeudi ou vendredi, ou la semaine prochaine. Quand son arrivée approche, on a envie de faire plaisir à ce petit et de le gâter. On a aussi envie de lui donner un prénom que sa mère bio n'a pas choisi. Comme la première fois, le nom que porte déjà Bonichon n'est pas si mal. Il est agréable à l'oreille, mais commun. Et si vous êtes perspicaces, vous aurez compris que j'aime les prénoms originaux.
Francophones, first. Et peu communs. Je suis loin de vouloir lui donner un nom de l'antiquité grecque ou de proposer un nom d'objet comme pelle mécanique. Non, je veux un prénom qui existe, mais qui est peu porté, si possible. Je ne m'identifie plus aux noms chéris, mais snobs, pour lesquels j'optais quand j'étais plus jeune comme Charles ou Alexandre. Je nage plutôt en duo avec ma blonde entre les Joseph, les Élie, les Pamphile et les Calixte. Oui, ça ressemble à câliss...
Pour les filles, il y a encore Josephe, avec un e. Il y a Thérèse que personne n'aime. Il y en a d'autres.
Bonichon pourrait avoir les cheveux foncés. Si c'est le cas, je ne vois qu'un Joseph. Les autres sont blonds ou châtains. S'il est très roux, je repenserai à mon affaire.
Z.
lundi 21 avril 2008
mercredi 2 avril 2008
Cherchez dans votre petite monnaie
Je n'ai plus de sous. De cents. De huards. De voiliers et de caribous. J'en cherche chaque jour. Ils se "perdent" tous dans les parcos de l'hôpital St-François-D'Assise où dort ma maman depuis trois semaines. J'ai manqué deux jours, ceux, au début, où elle m'a dit de ne pas y aller. Ça fait beaucoup d'ours polaires... mais les stationnements gratuits ne durent qu'une heure et j'ai besoin de plus que ça pour dire bonjour à ma mère, pour l'embrasser, pour lui masser les jambes, les pieds et les mains, pour faire le ménage de sa chambre, pour aérer son lit, pour prendre un sucre à la crème de ma tante Marie et pour regarder ce qui se cache sous le couvercle du plateau de bouffe qui arrive vers 12h15. Ça me prend plus qu'une heure pour la réconforter de ce qui lui arrive, pour lui dire que je l'aime et pour entendre que je suis belle. De son lit, elle me voit d'un autre oeil. Au début, je me disais : "C'est la morphine.", mais là, je sais que c'est seulement "ma maman" et que, avant, elle me regardait peut-être sans m'apercevoir, mais qu'elle me voit toute entière maintenant.
Elle récupère (lentement) d'une opération qui a été doublée d'une autre la semaine d'après. Aujourd'hui, elle pleurait. Elle avait essayé de marcher seule le matin et ça n'avait pas été un succès. Je lui ai dit qu'elle avait marché pour la première fois hier, trois fois peut-être, mais accompagnée et que, je le lui ai répété, que c'était sa première fois depuis dix jours au moins! Elle était tellement découragée. Je l'ai prise dans mes bras, le manteau encore sur le dos, dans sa chambre pour une fois ensoleillée.
C'est dur.
La BM
Ma tête est encore enceinte. On s'est remise sur la liste de la Banque Mixte et, le jour même, on nous a présenté, sur papier, un nouveau poupon à accueillir. Je pense déjà à son arrivée même si je sais que le projet peut avorter si un des parents réagit violemment quand on lui apprendra que son bébé viendrait vivre dans une famille homoparentale. On a dit à notre TS qu'on se retirerait du dossier si ça arrivait, mais, même si je sais que c'est la bonne décision, j'ai de plus en plus envie de voir ce Bonnichon et de l'élever avec ma M-Chue dorée.
Z.
Elle récupère (lentement) d'une opération qui a été doublée d'une autre la semaine d'après. Aujourd'hui, elle pleurait. Elle avait essayé de marcher seule le matin et ça n'avait pas été un succès. Je lui ai dit qu'elle avait marché pour la première fois hier, trois fois peut-être, mais accompagnée et que, je le lui ai répété, que c'était sa première fois depuis dix jours au moins! Elle était tellement découragée. Je l'ai prise dans mes bras, le manteau encore sur le dos, dans sa chambre pour une fois ensoleillée.
C'est dur.
La BM
Ma tête est encore enceinte. On s'est remise sur la liste de la Banque Mixte et, le jour même, on nous a présenté, sur papier, un nouveau poupon à accueillir. Je pense déjà à son arrivée même si je sais que le projet peut avorter si un des parents réagit violemment quand on lui apprendra que son bébé viendrait vivre dans une famille homoparentale. On a dit à notre TS qu'on se retirerait du dossier si ça arrivait, mais, même si je sais que c'est la bonne décision, j'ai de plus en plus envie de voir ce Bonnichon et de l'élever avec ma M-Chue dorée.
Z.
jeudi 21 février 2008
Où ça va pas si mal
Considérant que je n'ai plus de fils. Considérant que je suis fuckée. Considérant que je ne sais plus ce que je veux. Considérant que c'est une chance que je n'aie pas encore agi sur mes multiples coups de tête. Considérant que ma blonde est dans le même état que moi. Considérant que je dois dealer avec mon deuil et celui des gens autour de moi. Considérant que je minimise toujours les épreuves que je dois endurer. Considérant que ma vie a changé en moins de trois heures, le 18 janvier 2008. Considérant que même mon corps ne comprend pas ce qui se passe. Considérant que je veux, en même temps, un condo de rêve, ma maison actuelle, un enfant ou deux, une femme pleine d'énergie, une vie sans enfant, des trente ans réussis pour elle et pour moi ainsi qu'une auto neuve. Considérant que j'ai vachement le goût de tout refaire au Château des Eaux-Claires.
Considérant tout ça, je vais bien.
But I'm fucked up.
Dans les faits, je ne suis peut-être pas prête à déménager, même si l'appel du condo de luxe est tentant. Je ne suis pas en état d'entendre un enfant pleurer si ce n'est pas V. J'ai envie de passer l'été sur ma terrasse et de travailler pour rendre le Château encore plus beau. Je crois qu'il ne serait pas sage de laisser un couple intéressé à la maison venir la visiter.
Ma tête est une partie de Boggle.
Z.
Considérant tout ça, je vais bien.
But I'm fucked up.
Dans les faits, je ne suis peut-être pas prête à déménager, même si l'appel du condo de luxe est tentant. Je ne suis pas en état d'entendre un enfant pleurer si ce n'est pas V. J'ai envie de passer l'été sur ma terrasse et de travailler pour rendre le Château encore plus beau. Je crois qu'il ne serait pas sage de laisser un couple intéressé à la maison venir la visiter.
Ma tête est une partie de Boggle.
Z.
samedi 19 janvier 2008
Départ rapide
Bébé Poumier est parti.
Je ne raconterai pas tous les détails sauf qu'une juge (peut-être un peu moins saine d'esprit que d'autres) a décidé d'y aller avec la famille... biologique et de donner la garde (immédiate) de Bébé Poumier à son père. Le jugement est sorti hier.
15h M-Chue reçoit un appel du centre jeunesse. La TS de Bébé Poumier ne travaille pas le vendredi, c'est donc la chef de service (un peu paniquée) qui nous annonce que Bébé Poumier va chez son père. Ce soir. Le père est en route.
18h04 Départ de Bébé Poumier, en taxi, accompagné d'un éducateur qu'il connaît.
M-Chue et moi redevenons un couple célibataire. C'est maintenant le temps des questionnements sur la parentalité : recommencerons-nous? Encore avec le banque mixte? Naturellement? L'adoption internationale nous est toujours interdite. De toute façon, la première question est la plus importante : recommencerons-nous, tout court?
Pour l'instant, la réponse est non. Pour l'instant. Mais la décision ne se prendra pas en deux jours (bizarrement, parce que c'est plutôt notre méthode habituellement, penser vite, décider vite).
Z.
Je ne raconterai pas tous les détails sauf qu'une juge (peut-être un peu moins saine d'esprit que d'autres) a décidé d'y aller avec la famille... biologique et de donner la garde (immédiate) de Bébé Poumier à son père. Le jugement est sorti hier.
15h M-Chue reçoit un appel du centre jeunesse. La TS de Bébé Poumier ne travaille pas le vendredi, c'est donc la chef de service (un peu paniquée) qui nous annonce que Bébé Poumier va chez son père. Ce soir. Le père est en route.
18h04 Départ de Bébé Poumier, en taxi, accompagné d'un éducateur qu'il connaît.
M-Chue et moi redevenons un couple célibataire. C'est maintenant le temps des questionnements sur la parentalité : recommencerons-nous? Encore avec le banque mixte? Naturellement? L'adoption internationale nous est toujours interdite. De toute façon, la première question est la plus importante : recommencerons-nous, tout court?
Pour l'instant, la réponse est non. Pour l'instant. Mais la décision ne se prendra pas en deux jours (bizarrement, parce que c'est plutôt notre méthode habituellement, penser vite, décider vite).
Z.
jeudi 20 décembre 2007
Le temps a passé
Beaucoup de temps a passé, en effet, depuis que je suis venue ici, raconter des choses. Des choses.
Bébé Poumier est encore à la maison... mais pour combien de temps? Personne ne le sait.
Dans l'histoire, il y a nous, il y a le papa, le maman, la tante et les cousins. Les grands-parents paternels aussi, mais ils ne se sont pas encore pointés. Le papa veut ravoir son fils pour le shipper chez sa soeur pendant un an en attendant qu'il soit prêt à s'occuper de lui. Depuis un mois, il voit Bébé Poumier une fois par semaine, sans faute, et il vient accompagné de sa soeur, la tante. La tante a vu Bébé Poumier deux fois, 30 minutes. La mère ne se manifeste plus.
Le 8 janvier, nous allons en cour. Pas vraiment nous, mais le dossier de Bébé Poumier. La juge a bien des options.
- Dire fuck off au père et ajouter : "Cet enfant doit vivre chez les lesbiennes cools!" (Un rêve.)
- Demander l'évaluation complète du père pour envoyer Bébé Poumier directement chez lui (et pour de bon) s'il réussit cette évaluation au bout de six mois.
- Demander simultanément l'évaluation complète du père et l'évaluation moins complète de la tante qui pourrait devenir fammille d'accueil spécifique et ainsi avoir Bébé Poumier chez elle et permettre les contacts avec le père.
- Puisque le père veut reprendre son fils dans un an seulement, la juge pourrait aussi demander le placement de Bébé Poumier chez nous pendant un an pendant l'évaluation du père (situation que je ne veux pas vraiment vivre, merci).
Et la mère, ben je sais pas quel poids elle a maintenant qu'elle a spécifié qu'elle pensait que Bébé Poumier était bien ici, qu'elle trouvait ça trop difficile de le revoir, qu'elle préférait avoir des photos et des nouvelles sur papier. Est-ce qu'elle peut demander que Bébé Poumier reste à Québec puisqu'elle y habite alors que le père qui en veut la garde est dans une autre ville?
Et au Château des Eaux-Claires, c'est pas rose. Le stress des mamans se fait ressentir. Bébé Poumier devient nerveux. Les contacts paternels ne sont pas de tout repos et causent bien des désagréments à Bébé Poumier quand il revient à la maison : nausée, cris, panique, sommeil dérangé...
On survit, cela dit.
Z.
Bébé Poumier est encore à la maison... mais pour combien de temps? Personne ne le sait.
Dans l'histoire, il y a nous, il y a le papa, le maman, la tante et les cousins. Les grands-parents paternels aussi, mais ils ne se sont pas encore pointés. Le papa veut ravoir son fils pour le shipper chez sa soeur pendant un an en attendant qu'il soit prêt à s'occuper de lui. Depuis un mois, il voit Bébé Poumier une fois par semaine, sans faute, et il vient accompagné de sa soeur, la tante. La tante a vu Bébé Poumier deux fois, 30 minutes. La mère ne se manifeste plus.
Le 8 janvier, nous allons en cour. Pas vraiment nous, mais le dossier de Bébé Poumier. La juge a bien des options.
- Dire fuck off au père et ajouter : "Cet enfant doit vivre chez les lesbiennes cools!" (Un rêve.)
- Demander l'évaluation complète du père pour envoyer Bébé Poumier directement chez lui (et pour de bon) s'il réussit cette évaluation au bout de six mois.
- Demander simultanément l'évaluation complète du père et l'évaluation moins complète de la tante qui pourrait devenir fammille d'accueil spécifique et ainsi avoir Bébé Poumier chez elle et permettre les contacts avec le père.
- Puisque le père veut reprendre son fils dans un an seulement, la juge pourrait aussi demander le placement de Bébé Poumier chez nous pendant un an pendant l'évaluation du père (situation que je ne veux pas vraiment vivre, merci).
Et la mère, ben je sais pas quel poids elle a maintenant qu'elle a spécifié qu'elle pensait que Bébé Poumier était bien ici, qu'elle trouvait ça trop difficile de le revoir, qu'elle préférait avoir des photos et des nouvelles sur papier. Est-ce qu'elle peut demander que Bébé Poumier reste à Québec puisqu'elle y habite alors que le père qui en veut la garde est dans une autre ville?
Et au Château des Eaux-Claires, c'est pas rose. Le stress des mamans se fait ressentir. Bébé Poumier devient nerveux. Les contacts paternels ne sont pas de tout repos et causent bien des désagréments à Bébé Poumier quand il revient à la maison : nausée, cris, panique, sommeil dérangé...
On survit, cela dit.
Z.
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