J'ai terminé mon contrat gouvernemental de correction d'examens de français.
C'était pénible cette année. Je n'étais pas triste de terminer la besogne (plus tard qu'à l'habitude de surcroît).
Je suis donc revenue à mes habitudes de femme de maison. Je joue à Spyro sur le PlayStation, un cadeau de Bébé, je fais du lavage, je plie minutieusement les vêtements, je fais un peu (si peu cet été) de cuisine, je lis, je visite ma maman.
Ce matin, je suis allé faire un tour au Club Price avec elle. Devrais-je maintenant appeler cet endroit Costco? Peut-être, mais pour moi, c'est encore le Club Price. Bref, quelques achats gourmands plus tard, je suis sur le chemin du retour. Dans la rue qui fait le coin avec mon bloc, un homme se repose, le ventre sur le parcomètre. Je ne comprends pas. Et quand je ne comprends pas, je ris. Monsieur est assez gras. Un triple crème. Et il a le ventre divisé en deux par le parcomètre qui lui pèse sur les chairs. Je ne comprends pas que je vous dis. Comment peut-il être confortable et pourquoi, criss, pourquoi s'accoter la bedaine et non les hanches, ou les fesses, ou un bras, pour aérer l'aisselle? On aurait dit qu'il faisait un test : il avait un air très sérieux le bonhomme. "Je vais voir si ce parcomètre peut me soutenir." Je ne sais pas. En tous cas, très drôle. Je le revois encore, bien imbriqué dans le poteau de métal.
Vous savez pourquoi il fait ça?
Dites-le moi.
Z.
lundi 4 juillet 2005
lundi 2 mai 2005
http://www.dyketees.com/
Une fois aux trois mois environ, je visite ce site pour sourire un peu.
Il existe une panoplie d'objets, de vêtements et d'utilitaires en trois dimensions aux slogans homosexuels... les plus drôles et les plus ingénieux se retrouvent sur ce site. Je me surprends à vouloir afficher ma bisexualité et mon homosexualité de fait au moyen d'un t-shirt ou d'un macaron. Je veux écrire dans un journal "I'm a gay and it's ok", je veux avoir le sac jaune qui dit "I lick (like!!) girl". Je veux que ma blonde porte le 2QT2BSTR8 (Too cute to be straigh : je ne comprenais rien non plus du 2QT2BBIO, bref, je ne suis pas vite vite) ou le "Hey! Nice mullet!". Je veux m'entourer de slogans qui disent pour moi ce que je suis, ce que je pense.
À Noël, on avait commandé des aimants du genre. Joie!
Ma fête s'en vient... allez visiter le site!
Z.
Il existe une panoplie d'objets, de vêtements et d'utilitaires en trois dimensions aux slogans homosexuels... les plus drôles et les plus ingénieux se retrouvent sur ce site. Je me surprends à vouloir afficher ma bisexualité et mon homosexualité de fait au moyen d'un t-shirt ou d'un macaron. Je veux écrire dans un journal "I'm a gay and it's ok", je veux avoir le sac jaune qui dit "I lick (like!!) girl". Je veux que ma blonde porte le 2QT2BSTR8 (Too cute to be straigh : je ne comprenais rien non plus du 2QT2BBIO, bref, je ne suis pas vite vite) ou le "Hey! Nice mullet!". Je veux m'entourer de slogans qui disent pour moi ce que je suis, ce que je pense.
À Noël, on avait commandé des aimants du genre. Joie!
Ma fête s'en vient... allez visiter le site!
Z.
mercredi 27 avril 2005
La vraie job - part II -
Lundi soir, après quelques gorgées de bière blonde à l'Échouerie, je suis revenue à la maison, guide de correction dans mon sac. Ce guide dictera mes faits et gestes du 10 mai au je-ne-sais-pas-quoi juin. Il me dira si je dois pénaliser un élève pour sa syntaxe ou pour sa grammaire, dans le doute, il me guidera, c'est son boulot, vers une cote B ou une cote C. Il garde aussi la science infuse du calcul de la cote R... une mystérieuse et nouvelle précision de cette année.
Je suis revenue avec mon guide, disais-je, parce que je vais le mettre beau. Je vais sûrement lui donner un p'tit coup de marqueur, de liquide correcteur. Je vais peut-être même le relire en partie! Mais ce n'est pas mon intention première. Je préfère m'approprier le guide lors de la correction des copies, ça permet de me situer dans son univers, d'avoir des exemples sous la main.
Si je revenais du boulot lundi et qu'aujourd'hui, mercredi, je n'y suis plus, c'est que c'était la fin de la session de formation. Trois jours bien sentis. De là la petite bière de fin de journée. À la correction, tout est prétexte à la bière. La fin de la formation, la fin de la semaine, le milieu de la semaine, un anniversaire, la fin de la correction. On se croirait au cégep.
D'ailleurs, les superviseurs nous traitent comme des étudiants. Ce sont tous des profs le reste de l'année. Je suppose que c'est une déformation professionnelle que de "nous faire la classe" même au gouvernement. En formation, ce sont des cours magistraux, et les questions ne sont pas toujours les bienvenues. En correction, nous sommes divisés en classe et nous avons chacun un professeur pour nous surveiller. Quelques fois, la directrice vient faire son tour dans le cubicule, elle prend la parole, elle nous sermonne, nous met en garde ou nous encourage pour qu'on soit gentils jusqu'à la fin de l'année. C'est un peu bébéliénant.
Mais payant.
Alors je mets ma couche et je serai "oui, présente, Monsieur" le 10 mai pour la reprise des travaux.
Z.
Je suis revenue avec mon guide, disais-je, parce que je vais le mettre beau. Je vais sûrement lui donner un p'tit coup de marqueur, de liquide correcteur. Je vais peut-être même le relire en partie! Mais ce n'est pas mon intention première. Je préfère m'approprier le guide lors de la correction des copies, ça permet de me situer dans son univers, d'avoir des exemples sous la main.
Si je revenais du boulot lundi et qu'aujourd'hui, mercredi, je n'y suis plus, c'est que c'était la fin de la session de formation. Trois jours bien sentis. De là la petite bière de fin de journée. À la correction, tout est prétexte à la bière. La fin de la formation, la fin de la semaine, le milieu de la semaine, un anniversaire, la fin de la correction. On se croirait au cégep.
D'ailleurs, les superviseurs nous traitent comme des étudiants. Ce sont tous des profs le reste de l'année. Je suppose que c'est une déformation professionnelle que de "nous faire la classe" même au gouvernement. En formation, ce sont des cours magistraux, et les questions ne sont pas toujours les bienvenues. En correction, nous sommes divisés en classe et nous avons chacun un professeur pour nous surveiller. Quelques fois, la directrice vient faire son tour dans le cubicule, elle prend la parole, elle nous sermonne, nous met en garde ou nous encourage pour qu'on soit gentils jusqu'à la fin de l'année. C'est un peu bébéliénant.
Mais payant.
Alors je mets ma couche et je serai "oui, présente, Monsieur" le 10 mai pour la reprise des travaux.
Z.
mercredi 20 avril 2005
La vraie job
Demain, mon contrat annuel de deux mois en correction recommence.
J'ai une formation de trois jours, près de deux semaines de "vacances" et ensuite, deux mois de travail consécutifs. Je ne suis pas habituée à la journée de 8h30 à 15h30 que me demande le gouvernement. C'est peu si on compare cet horaire à celui de ma femme qui travaille au moins 2h de plus que moi par jour. Ce n'est pas la charge de boulot à laquelle je ne m'habitue pas, c'est à la régularité de la chose. C'est au All Bran du travail. Tous les jours de la semaine. Toutes les premières heures de la journée. Tout le temps. Les lunchs. Toujours. Cette année, je crois bien me gâter et ne pas me préparer de repas. En tout cas, pas pour les trois jours de formation. Le sac est lourd, la tâche est répétitive et le stress d'oublier est grand. Je n'ai jamais oublié mon sac, mais je continue à avoir peur.
Et il y a la marche. Je suis toujours plus anxieuse la veille du premier jour parce que je sais que je vais me rendre au bureau en marchant. Je ne déteste pas marcher pour aller au travail. Le matin, tout va bien, je suis en forme, je prends le temps de respirer l'air de la ville, j'ai un peu chaud, comme d'habitude, j'arrive au bureau très en avance et je relaxe avant le début des activités. Le soir, je souffre le martyre. Mes jambes n'aiment pas la promenade de fin d'après-midi, mes hanches non plus. Et je sue, je sue! J'arrive ici exténuée alors que la distance est la même que celle parcourue le matin. Je ne comprends pas mon corps. Et si vous avez une explication, je l'attends avec impatience.
J'essaie de ne pas penser à tout ça, mais la drama queen en moi me prépare au pire.
C'est comme les cours d'éducation physique au secondaire, je ne dors pas la nuit d'avant, mais rendue dedans, je passe au travers. Ce qu'il y a de bien avec la correction au gouvernement, c'est que je suis payée. Personne ne m'a jamais payée pour aller faire de l'athlétisme en groupe.
Z.
J'ai une formation de trois jours, près de deux semaines de "vacances" et ensuite, deux mois de travail consécutifs. Je ne suis pas habituée à la journée de 8h30 à 15h30 que me demande le gouvernement. C'est peu si on compare cet horaire à celui de ma femme qui travaille au moins 2h de plus que moi par jour. Ce n'est pas la charge de boulot à laquelle je ne m'habitue pas, c'est à la régularité de la chose. C'est au All Bran du travail. Tous les jours de la semaine. Toutes les premières heures de la journée. Tout le temps. Les lunchs. Toujours. Cette année, je crois bien me gâter et ne pas me préparer de repas. En tout cas, pas pour les trois jours de formation. Le sac est lourd, la tâche est répétitive et le stress d'oublier est grand. Je n'ai jamais oublié mon sac, mais je continue à avoir peur.
Et il y a la marche. Je suis toujours plus anxieuse la veille du premier jour parce que je sais que je vais me rendre au bureau en marchant. Je ne déteste pas marcher pour aller au travail. Le matin, tout va bien, je suis en forme, je prends le temps de respirer l'air de la ville, j'ai un peu chaud, comme d'habitude, j'arrive au bureau très en avance et je relaxe avant le début des activités. Le soir, je souffre le martyre. Mes jambes n'aiment pas la promenade de fin d'après-midi, mes hanches non plus. Et je sue, je sue! J'arrive ici exténuée alors que la distance est la même que celle parcourue le matin. Je ne comprends pas mon corps. Et si vous avez une explication, je l'attends avec impatience.
J'essaie de ne pas penser à tout ça, mais la drama queen en moi me prépare au pire.
C'est comme les cours d'éducation physique au secondaire, je ne dors pas la nuit d'avant, mais rendue dedans, je passe au travers. Ce qu'il y a de bien avec la correction au gouvernement, c'est que je suis payée. Personne ne m'a jamais payée pour aller faire de l'athlétisme en groupe.
Z.
vendredi 15 avril 2005
Les B&B
Quand je prépare un petit voyage avec M-Chue, j'aime bien dénicher les Bed and Breakfast du coin. Surtout s'ils sont gouins. Je fouille pour trouver le parfait petit Cuni et Café. Ou est-ce Couette et Café? Bon, enfin...
Je tombe souvent sur de magnifiques endroits, en campagne ou au village, sur des demeures ancestrales restaurées ou conservées, sur des petits bijoux d'achitecture. Sur un site de C&C, je vais vite à la visite des chambres. Il se trouve que, dans un endroit comme celui-là, je veux une chambre confortable de laquelle je n'aurai pas envie de sortir rapidement le matin et à laquelle je voudrai retourner au plus sacrant le soir. Ce n'est pas comme dans un motel que je choisis essentiellement pour son lit et son réveil-matin. Dans un Cuni et Café, j'ai besoin de me sentir chez moi.
Chez moi, j'ai une salle de bain à moi. Il y a des B&B avec salle de bain partagée et je les exclus habituellement de ma liste de favoris. Certains me diront que c'est charmant de partager le bol et la douche pendant les vacances, que ça crée des liens entre les invités, que ça réveille plus rapidement parce qu'on a peur qu'un intru cogne à la porte à chaque seconde, que c'est une belle leçon d'humilité. Je ne suis pas de cet avis. Je suis très égoïste sur la salle de bain. Je veux mon bol, mon lavabo, ma pomme de douche. Je veux que M-chue puisse étaler toutes ses bouteilles de soin pour la peau sur le comptoir sans les ramasser avant la fin du séjour, je veux pouvoir faire ma crotte la porte ouverte si ça me chante.
Chez moi, la décoration est moderne, simple, neutre même. Mais c'est relaxant, pas très "put together", mais c'est un "work in progess". Les C&C se sont donné le mot pour adopter le style victorien. Beauuucoup de fleuris, beauuucoup de tapisseries, beauuucoup de détails dans le bois, beauuucoup de tissus, beauuucoup de tapis, beauuucoup de féminité lourde. Huit cents livres de féminité. Ça m'étouffe. J'accepte volontier que mon C&C soit d'époque, qu'il ait du cachet, qu'il soit enveloppant. Mais je refuse qu'il me coupe le souffle en m'écrasant de motifs floraux! Les hôtes baignent dans cet univers toute l'année. Je les soupçonne d'avoir une chambre à eux, tout en noir et blanc, un lieu aux lignes pures et droites, sans frou-frou, sans pétales. Un lieu pour respirer. Aubergiste, j'exige de voir la chambres des hôtes!
C'est dommage, j'aime les Cuni et Café. Je m'y sens bien. Mais j'ai énormément de difficulté à en trouver un qui soit parfait. Si j'avais le courage de travailler 400 jours par année chez moi, j'ouvrirais un B&B tout ce qu'il y a de plus charmant... et moderne. Oui, ça se peut!
Z.
Je tombe souvent sur de magnifiques endroits, en campagne ou au village, sur des demeures ancestrales restaurées ou conservées, sur des petits bijoux d'achitecture. Sur un site de C&C, je vais vite à la visite des chambres. Il se trouve que, dans un endroit comme celui-là, je veux une chambre confortable de laquelle je n'aurai pas envie de sortir rapidement le matin et à laquelle je voudrai retourner au plus sacrant le soir. Ce n'est pas comme dans un motel que je choisis essentiellement pour son lit et son réveil-matin. Dans un Cuni et Café, j'ai besoin de me sentir chez moi.
Chez moi, j'ai une salle de bain à moi. Il y a des B&B avec salle de bain partagée et je les exclus habituellement de ma liste de favoris. Certains me diront que c'est charmant de partager le bol et la douche pendant les vacances, que ça crée des liens entre les invités, que ça réveille plus rapidement parce qu'on a peur qu'un intru cogne à la porte à chaque seconde, que c'est une belle leçon d'humilité. Je ne suis pas de cet avis. Je suis très égoïste sur la salle de bain. Je veux mon bol, mon lavabo, ma pomme de douche. Je veux que M-chue puisse étaler toutes ses bouteilles de soin pour la peau sur le comptoir sans les ramasser avant la fin du séjour, je veux pouvoir faire ma crotte la porte ouverte si ça me chante.
Chez moi, la décoration est moderne, simple, neutre même. Mais c'est relaxant, pas très "put together", mais c'est un "work in progess". Les C&C se sont donné le mot pour adopter le style victorien. Beauuucoup de fleuris, beauuucoup de tapisseries, beauuucoup de détails dans le bois, beauuucoup de tissus, beauuucoup de tapis, beauuucoup de féminité lourde. Huit cents livres de féminité. Ça m'étouffe. J'accepte volontier que mon C&C soit d'époque, qu'il ait du cachet, qu'il soit enveloppant. Mais je refuse qu'il me coupe le souffle en m'écrasant de motifs floraux! Les hôtes baignent dans cet univers toute l'année. Je les soupçonne d'avoir une chambre à eux, tout en noir et blanc, un lieu aux lignes pures et droites, sans frou-frou, sans pétales. Un lieu pour respirer. Aubergiste, j'exige de voir la chambres des hôtes!
C'est dommage, j'aime les Cuni et Café. Je m'y sens bien. Mais j'ai énormément de difficulté à en trouver un qui soit parfait. Si j'avais le courage de travailler 400 jours par année chez moi, j'ouvrirais un B&B tout ce qu'il y a de plus charmant... et moderne. Oui, ça se peut!
Z.
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